Résumé

Souvenir des derniers jours de leur mère… (1891)

Partant de là, Mme de Jerphanion accomplissait naturellement et sans effort les plus grands sacrifices, dont Dieu seul a connu le
secret. Le calme dé son âme n'en était pas troublé, et, à voir son inaltérable douceur, sa piété toujours aimable et indulgente, on aurait cru qu'il n'y avait autour d'elle qu'un rayonnement de bonheur incessant.
Et pourtant elle souffrait cruellement, quand elle restait de longs jours sans nouvelles de ses trois fils, combattant, en 1867, sous la bannière pontificale. Au départ, la vaillante mère les avait bénis, mais ne s'était pas opposée à leur dévouement.
Source : Gallica

Souvenir des derniers jours de leur mère… (1891)

Qui pourrait peindre cette résignation surhumaine de la mère et du fils au moment de l'onction dernière et de la communion-suprême ! Comment peut-on survivre à de pareilles tortures !
Il fallait que Mme de Jerphanion vécût encore pour éprouver toutes les angoisses du siège de Belfort où combattaient ses deux derniers fils, et pour joindre l'appui de sa ferveur à cette ardente prière qui, des montagnes du Lyonnais, s'élevait chaque jour au Cœur de Dieu
pour demander le retour des vaillants défenseurs de Belfort.
Source : Gallica

Souvenir des derniers jours de leur mère… (1891)

Rien, sans doute, au point de vue humain. Mais Dieu conduit ses élus à la perfection par la souffrance, et l'heure de l'épreuve allait sonner.
Au début de cette sanglante et sinistre année de 1870, qui restera comme une page hideuse des Annales françaises, Mme de Jerphanion voit mourir en quelques mois son petit-
fils d'abord, puis son fils aîné, sur le berceau duquel s'étaient épanouies ses premières joies maternelles, puis enfin son dernier fils, tombé au champ d'honneur à Wœrth.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature