Gustave Ringal, Le Parnasse contemporain/1876
“ Car le marbre est trop dur pour vos félines poses, Enchantement sans fin de l’esprit et des yeux, Et le ciel a pétri vos traits délicieux Avec la chair des lys mêlée au sang des roses. Pure comme la neige au sommet du glacier, Fière comme autrefois les guerrières de Thrace, Vos pas ne savent point du mal la sombre trace, Et dans vos yeux charmeurs tout alanguis de grâce On voit au plus profond luire un reflet d’acier Où la douceur s’allie à l’orgueil de la race. ”
