“ Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ? Bis. Te souviens-tu de ces plaines glacées, Où le Français, abordant en vainqueur, Vit sur son front les neiges amassées, Glacer son corps sans refroidir son cœur ? Souvent alors, au milieu des alarmes, Nos pleurs coulaient, mais notre œil abattu Brillait encor lorsqu’on volait aux armes. Dis-moi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ? Bis. T’en souviens-tu qu’un jour notre patrie, Vivante encor, descendit au cercueil, Et que l’on vit dans Lutèce flétrie Des étrangers marcher avec orgueil ? ”
