Pierre Corneille,
Rondeau (Corneille, I)
“ Chacun connoit son jaloux naturel, Le montre au doigt comme un fou solennel Et ne croit pas, en sa bonne écriture, Qu’il fasse mieux. Paris entier, ayant lu [1] son cartel, 10 L’envoie au diable, et sa muse au bordel ; Moi, j’ai pitié des peines qu’il endure ; Et comme ami je le prie et conjure, S’il veut ternir un ouvrage immortel, Qu’il fasse mieux. 15 Omnibus invideas, livide ; nemo tibi [2] . ↑ Il y a vu, au lieu de lu, dans les Œuvres diverses et dans toutes les éditions modernes. ↑ « Que tu portes, jaloux, envie à tous, et personne à toi. » ”
