Pierre Corneille,
Sonnet perdu au jeu
“ Je chéris ma défaite, et mon destin m’est doux, Beauté, charme puissant des yeux et des oreilles ; Et je n’ai point regret qu’une heure auprès de vous Me coûte en votre absence et des soins et des veilles. Se voir ainsi vaincu par vos rares merveilles, 5 C’est un malheur commode à faire cent jaloux ; Et le cœur ne soupire, en des pertes pareilles, Que pour baiser la main qui fait de si grands coups [1] . ”
