André Theuriet,
Vignes en fleurs - Amours éternelles…
“ Des ivresses de la vendange. Étrange affinité ! Le vieux vin du caveau S’éveille dans les fûts ; il tressaille et pétille Comme un vieillard pensif, qui songe au renouveau Lorsque passe une jeune fille... Et moi-même je cède à cet enivrement ; Ce parfum virginal me trouble et me pénètre, Et je le sens en moi fermenter sourdement Comme la sève au cœur d’un hêtre. J’ai rempli jusqu’aux bords un verre de cristal D’un clair vin du pays, plein de paillettes blondes, Et maintenant, ô fleurs du vignoble natal, Je bois à vos noces fécondes ! ”
