André Theuriet,
In Memoriam (Theuriet)
“ Partout des parfums et des fleurs... Tu renais, cruelle nature, Et tu couvres de ta verdure Les traces de nos douleurs. Le soleil fuit, le vent soupire ; La lune d’or monte et se mire Dans la rivière, bleu miroir ; Sur les prés qu’un brouillard argente Et sur la forêt murmurante Descend le calme du soir. Un rayon d’étoile se glisse Jusqu’à la tombe que tapisse La mousse aux tissus de velours ; L’étoile, blanche et radieuse, À la tombe silencieuse Semble conter ses amours. Astre tremblant, pure étincelle, Es-tu la demeure nouvelle De ma bien-aimée aux doux yeux ? ”

