Victor Hugo,
La Légende des siècles
“ La nuit croit voir Vénus, l'aube croit voir Psyché. Le printemps est un tendre et farouche mystère ; On sent flotter dans l'air la faute involontaire Qui se pose, au doux bruit du vent et du ruisseau, Dans les âmes ainsi que dans les bois l'oiseau. Sève ! hymen ! le printemps vient, et prend la nature Par surprise, et, divin, apporte l'aventure De l'amour aux forêts, aux fleurs, aux cœurs. Aimez. Dans la source apparaît la nymphe aux doigts palmés, Dans l'arbre la dryade et dans l'homme le faune ; Le baiser envolé fait aux bouches l'aumône. ”
