Nicolas Martin

Élements biographiques

Nicolas Martin,  Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1847)

“ Et si mon chant est doux, louez-en maint oiseau Dont ce chant ne fut que l'écho.
LOUISE.
DEUX MUSES.
La poésie et toi, deux Muses que j'adore, Illuminent mon cœur comme une double aurore.
Deux Muses, qu'ai-je dit? La poésie et toi, Miracle de l'amour! N'en sont qu'une pour moi.
L'idéal, poursuivi par l'artiste en délire, La douceur du regard, la grâce du sourire, La noblesse de l'âme et ce parfum du cœur Qu'exhale la bonté, cette céleste fleur, Et ce son de la voix, musique naturelle,
C'est toi, c'est toi, Louise !
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Mariska : légende madgyare (1861)

“ S'obstinant à l'espoir, mon cœur a trop saigné : Mon cœur n'espère plus, et je suis résigné.
Me voilà maintenant morne, muet et sombre.
Soleil que j'aimais tant, je n'aime plus que l'ombre.
Sons qui jadis en moi réveilliez mille échos, Voix de l'homme, soupirs des feuilles, chants des flots, Bruits sacrés du travail qu'animait l'espérance, Taisez-vous ! taisez-vous ! J'ai besoin de silence, De silence et d'ombrage au fond des bois épais, Comme le cerf meurtri, qui, pour mourir en paix, Se blottit dans la mousse, où sa blessure saigne, Et voit venir les chiens — que son œil fier dédaigne.
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Poésies complètes... (3e édition fort augmentée… (1857)

“ Mais, pareil au chasseur lorsque le cerf s'avance, D'où vient que tout à coup mon cœur bat et s'élance, S'élance comme un fer attiré par l'aimant, Ou par la bien-aimée un cœur joyeux d'amant ?
C'est que, sans bruit de pas, de robe ni de porte, Comme un parfum de fleurs qu'un vent d'avril apporte, J'ai senti ton approche à l'arôme de l'air, Et surtout à mon âme, où jaillit un éclair.
C'est bien toi, svelte, et fraîche, et bonne, et naturelle, Blanche comme ta robe et pure aussi comme elle.
Tu marches, comme plane un ange de candeur, Dans ta sérénité, ta grâce et ta pudeur.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature