Nicolas Martin

Résumé

Nicolas Martin,  Les cordes graves (1844)

“ Et vous, musiciens, que votre doux génie Excite le travail aux sons de l'harmonie; Et toi, du grand concert la plus puissante voix, Poète, chante à tous avec tous à la fois !
Pour orner la Patrie et charmer la Famille, Que l'Art, fleur du génie, éclate, embaume et brille!
Poursuivant l'idéal d'un regard éternel, Que l'artiste inspiré lève les yeux au ciel; Comme Apollon conduit par les Muses décentes, Qu'il enchaîne à ses pas les foules frémissantes ; Qu'il soit religieux, grave, doux, vénéré : L'Art est un sacerdoce et l'artiste est sacré !
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Les cordes graves (1844)

“ LE POÈTE.
Quand l'arbuste, au printems si vert, Si mélodieux sous la brise
Se glace aux baisers de l'hiver Dont l'aile pesante le brise,; Le son qui de ses flancs meurtris Sort, même sous la molle étreinte, Et l'haleine des mois fleuris, N'est plus un chant, mais une plainte.
LA MUSE.
L'arbuste, ton image, éprouve un sort meilleur.
Si l'hiver l'a blessé, n'a-t-il pas sa jeunesse?
Si sa tige languit, n'a-t-il pas l'émondeur Dont la savante main le taille avec adresse
Et fait monter la sève encor vivante au cœur?
”
Source : Gallica

Nicolas Martin,  Les cordes graves (1844)

“ Quand des peuples déchus s'éteint la noble flamme,
La rallumer soudain à l'éclair de son âme; Chercher parmi la foule un beau front virginal Pour le ceindre à jamais d'un rayon d'idéal ; Ainsi que Prométhée, animer la statue ; Dire : non ! à la Mort, et briser sa massue ; Flétrir d'un vers vengeur le crime et les tyrans ; Rendre plus grands encor tous ceux qui furent grands; Et tirer de son cœur et de son grand génie, Comme Dieu, du cahos, un monde d'harmonie; Être poète, ami, quel sublime destin !
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature