Résumé

Michel Pallas,  Intimités, poésies, par Michel Pallas (1836)

“ Ce n'est pas une femme à la longue paupière, A la main blanche et rose , à l'œil noir ou d'azur, Que dans mes vœux d'amour je place la première : Si le cœur ne l'est point, que m'importe un front pur.
C'est la femme qui souffre et qui semble joyeuse, Qui vit pauvre et sans luxe et sans robe soyeuse; Que chacun abandonne aux jours d'adversité, Comme une fleur sèche et sans parfum, l'été.
C'est la femme qui prie et qui n'a d'espérance Qu'en pensant à son Dieu qui lui fait son destin : Et dont l'ame regarde avec indifférence Les amours d'ici bas qui durent un matin.
”
Source : Gallica

Michel Pallas,  Intimités, poésies, par Michel Pallas (1836)

“ Tout ce que votre cœur désire On vous le donne, et le sourire Anime sans cesse vos traits ; Et vous m'accusez d'être triste, Sans savoir que le sort résiste A tous les bons vœux que je fais.
Parfois vous enviez ma place !
Qu'a-t-elle donc qui satisfasse L'ambition d'un jeune cœur?
La gloire, c'est une conquête, Enfant, qu'il faut que l'on achète De toute sa part de bonheur.
Gardez votre sainte ignorance, N'appelez-donc pas la souffrance Avant qu'elle veuille de vous ; Car vous aurez sur votre route , Avant de la parcourir toute, Sous vos pieds assez de cailloux.
”
Source : Gallica

Michel Pallas,  Intimités, poésies, par Michel Pallas (1836)

“ Je ne détache pas mon cœur, quand je le donne, Aussi facilement que le chêne abandonne Sa parure jaunie au souffle des hivers; Et j'aime plus long-tems que ne vivent mes vers.
Peut-être seriez-vous d'une humeur inconstante ?
Vous verrait-on souvent boudeuse et mécontente, Si vous aimiez d'amour ? mais je n'aurais plus peur D'être oublié de vous, si vous étiez ma sœur.
IV.
Une sœur, savez-vous, c'est bien mieux qu'une amante, Sa tendre affection de jour en jour augmente : Elle ignore les pleurs et les jaloux transports, Et vit d'un souvenir qui n'a pas de remords.
”
Source : Gallica

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