Michel Pallas, Intimités, poésies, par Michel Pallas (1836)
“ Ce n'est pas une femme à la longue paupière, A la main blanche et rose , à l'œil noir ou d'azur, Que dans mes vœux d'amour je place la première : Si le cœur ne l'est point, que m'importe un front pur. C'est la femme qui souffre et qui semble joyeuse, Qui vit pauvre et sans luxe et sans robe soyeuse; Que chacun abandonne aux jours d'adversité, Comme une fleur sèche et sans parfum, l'été. C'est la femme qui prie et qui n'a d'espérance Qu'en pensant à son Dieu qui lui fait son destin : Et dont l'ame regarde avec indifférence Les amours d'ici bas qui durent un matin. ”
