“ Et le bois est comme enchanté, le clair de lune plus ému ; les tendres feux verts des lampyres clignotent dans la mousse ; et de tous les côtés, entre les fûts des arbres, glissent des ombres de bêtes charmées : des museaux pointent, des yeux luisent... ”
Bois
Définition et enjeux
Le bois, dans le contexte du golf, désigne un type de club conçu pour frapper la balle sur de longues distances, caractérisé par une tête en forme de cœur et un manche long. Ce concept a inspiré de nombreux auteurs, comme Edmond Rostand, qui évoque la magie des forêts dans Chantecler, ou Victor Hugo, qui célèbre la nature dans Les Chansons des rues et des bois.
Ces approches varient entre la description poétique des paysages et l'analyse technique des équipements, illustrant la dualité du bois comme élément naturel et outil sportif. Les données montrent que le bois de golf est aujourd'hui régulé par des normes précises, tout en restant un symbole universel de la relation humaine avec la nature.
Citations sur le bois
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Poésies
“ Il est au monde un lieu, quel lieu ! quelles délices ! Un bois, et dans ce bois un arbre, sous lequel J’ai tant reçu de toi de bonheur immortel, Où j’ai tant de tes yeux essuyé les calices ; Où tant de fois, criant comme dans des supplices. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Le voici : qu’il est beau, bondissant ainsi sur le sol, quelle noble tête, quel magnifique bois, quelle grâce dans chacun de ses mouvements, et comme il semble plein de confiance, s’en remettre à sa seule légèreté pour son salut ! ”
Armand Silvestre,
PAREILS À DES OISEAUX
“ Vous apprendrez aux bois les caresses des cieux, Aux brins d’herbe tremblants la tendresse des cimes. Aux maux inconsolés vous porterez l’espoir, Pareils à des oiseaux qui, sous les feux du soir, Ouvrent leur aile d’or au-dessus des abîmes ! ”
“ LA LISIÈRE DU BOIS La lisière du bois suit le petit chemin D’ocre jaune, où tout pli rit d’une graminée. La pente, pleine d’air, est comme illuminée D’un lever d’ailes d’or, de soufre et de carmin. ”
Ernest d' Hervilly, Le Parnasse contemporain/1876
“ Dans les bois je reprends d’antiques habitudes, Tout un passé renaît en mon cœur étonné. Et, gai, vous oubliant, humaines lassitudes, Vers les arbres je cours d’un élan spontané. J’y grimpe avec folie, et je mange des baies ! ”
Victor Hugo,
Les Chansons des rues et des bois
“ Ce bois sait à quel point les thyms, Les joncs, les saules, la pervenche, Et l’églantier, sont libertins. La branche cède, l’herbe plie ; L’oiseau rit du prix Montyon ; Toute la nature est remplie De rappels à la question. ”
Anna de Noailles,
Les Éblouissements
“ Et leurs calices sont fermés sur leur haleine. Comme un puissant oiseau, l’air s’envole des bois, L’air est noir, l’air est beau, l’air est bon, je le bois. Toute la fraîche nuit sur mon âme se range. ”
“ Mais pourquoi te parler de ces rois des forêts ? Tout sert, même le saule et les humbles genêts ; Le miel leur doit des sucs, les troupeaux du feuillage, Les moissons des remparts, les pasteurs de l’ombrage. J’aime et des sombres buis le lugubre coup d’œil, Et de ces noirs sapins le vénérable deuil, J’aime à voir ces forêts qui croissent sans culture, Où l’art n’a point encor profané la nature : Ces bois même, d’Athos enfants infructueux, Et l’éternel jouet des vents impétueux, Dans leur stérilité sont encore fertiles. ”
Antoine Gérin-Lajoie,
Jean Rivard, le défricheur
“ Les oiseaux, ces hôtes charmants des bois, reviennent bientôt faire entendre leur doux ramage sous la feuillée. Toute la forêt se montre pleine de jeunesse et de fraîcheur, et chaque matin semble ajouter un nouveau charme aux charmes de la veille. ”
André Gide,
Les Nourritures terrestres
“ Je montai jusqu’à la lisière du bois ; je m’assis ; chaque bête reprit son travail et sa joie dans la certitude que le jour va venir, et le mystère de la vie recommença de s’ébruiter par chaque échancrure des feuilles. ”
Jules Clavé, Études d’économie forestière
“ Les bois, y est-il dit, qui viennent de leur nature, si naissent de la semence et humeur contenue en la matrice de la terre, qui par la vertu du ciel saillent en hault, où ils se dressent en souches de diverses plantes, selon la diversité de l’humeur et des lieux où ils croissent. ”
Jean Rambosson, Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses… (1871)
“ Un spectacle des plus grandioses, des plus enchanteurs et des plus vivifiants pour rhomme, c'est celui des vastes forêts. Quelle harmonie ineffable et touchante murmurent les feuillages divers ! Quel parfum suave ils prêtent à la brise qui les caresse ! Que leurs frais ombrages ont de douceur et de charme ! Au sein des bois, il semble que la vie se purifie, que les passions se calment, que la fièvre s'éteint, que les pensées s'élèvent, que les sentiments s'agrandissent; on y sent mieux l'origine céleste de l'homme. ”
É. Souvestre, Revue des Deux Mondes
“ La forêt leur fournit le bois qui les chauffe, l’herbe qui nourrit leurs troupeaux, l’écorce de houx dont ils fabriquent la glu qu’on vient leur acheter de loin ; le reste leur manque, et ils n’y songent pas. ”
“ Le bois seul, au passant qui du grand jour s’exile, Offre de ses rameaux l’impénétrable asile. Frais ombrages, salut ! Le promeneur enfin Peut respirer, choisir un lit de gazon fin, Admirer, à travers les arcades sans nombre, Ce jour mystérieux que tamise leur ombre, Voir les chênes touffus se mêler aux pins verts, Et, paresseusement, rêver les yeux ouverts. À son rêve pourtant imprudent qui se livre ! L’influence des bois est puissante, elle enivre. ”
Sénèque le Jeune,
Tragédies de L. A. Sénèque
“ Les arbres amenaient, pour l’entendre, les oiseaux dont ils étaient chargés, et outre ceux-là qui venaient avec les bois, ceux qui, en volant par les airs, étaient frappés de son chant, oubliaient d’agiter leurs ailes et se laissaient tomber. ”
“ Toutes chansons au bois résonneront ; tous les printemps vert pâle fleuriront, toute banquette au bois s’enchantera de liserons, le rire par le bois tarira. Croyez en la voix des pauvres bûcherons ”
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné,
Lettres choisies
“ J’ai trouvé ces bois d’une beauté et d’une tristesse extraordinaires ; tous les arbres que vous avez vus petits sont devenus grands et droits, et beaux en perfection ; ils sont élagués, et font une ombre agréable ”
François Fabié,
Fleurs de genêts
“ Alors, quoique ton front fût moins haut que leurs cornes, Tu les accoutumas au joug, à l’aiguillon, Et ton poignet nerveux poussa dans le sillon Le vieil araire en bois par la plaine sans bornes... Et pourtant tes regards cherchaient avec regret Tes moutons, maintenant aux mains d’un autre pâtre, Et tout là-bas, au bout de la lande bleuâtre, – Sombre sur fond d’azur, – la paisible forêt. Car le bois t’attirait déjà comme il m’enchante, Non point pour y rêver au murmure du vent, Ni pour entendre ― ainsi que je le fais souvent ― La source qui sanglote et la grive qui chante ”
Eugène Muller, La forêt : son histoire, sa légende… (1878)
“ On se rencontre, on se salue, on se divise par cavalcades et on pique des deux sous le feuillage. C'est le moment des cancans et des invitations. Le bois est frais, l'air est pur, le soleil brille sans darder ses rayons; les senteurs du matin embaument les allées; un brouillard léger couvre les prairies et des gouttes de rosée, qui brillent comme des perles sur chaque feuille, tombent en pluie tiède de ces berceaux de verdure. ”
Romain Rolland,
Colas Breugnon
“ Qu’il est plaisant de se trouver, son outil dans les mains, devant son établi, sciant, coupant, rabotant, rognant, chantournant, chevillant, limant, tripotant, triturant la matière belle et ferme qui se révolte et plie, le bois de noyer doux et gras, qui palpite sous la main comme un râble de fée, les corps roses et blonds, les corps bruns et dorés des nymphes de nos bois, dépouillés de leurs voiles, par la cognée tranchés ! ”
Rainulphe Eustache d' Osmond, Les Hommes des bois, épisodes et souvenirs… (1892)
“ En réalité, les bois sont la seule consolation du penseur et du philosophe, la joie sans pareille du véritable poète et du veneur convaincu. Au Bois, vieux comme jeunes se sentent renaître, et en l'arpentant les yeux ouverts et le coeur à l'écoute, vous y découvrirez des enchantements spéciaux, et vous vous enivrerez d'harmonies, inconnus aux étourdis, aux ahuris ou aux forçats que la vie factice des villes retient dans ses dissolvants engrenages. ”
Paul Arène,
La gueuse parfumée
(1876)
“ Un bois, quand il s’agit d’encadrer une jolie fille, vaut les plus riches hôtels du monde ; et là, je n’avais pas à craindre que l’ombre du Valaque m’importunât. Vite en chemin de fer ! Nous sautons du wagon aux premiers arbres, et nous voilà partis à la découverte d’un bois. — En voici un qui sera complet avec deux amoureux, s’écriait Roset de temps en temps, il est déjà plein de fleurs et de tourterelles ! ”
Lucien-Élie Lelion-Damiens, Lectures ou dictées : régions agricoles… (1869)
“ Nous perçons ces morceaux de bois, autant que possible, comme le sont naturellement les arbres où nichent nos amis. Nous protégeons ces jolies retraites, préparées par nous, contre la sottise des maraudeurs imbéciles. ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Les miens
(1926)
“ Un bois, un bois très grand, à la mesure d’un royaume, où l’on joue à se perdre, à se retrouver par des signes tracés à la craie sur le tronc des arbres et par les empreintes laissées dans le sable des sentiers, où l’on cherche l’abri d’un buisson noir pour se tapir, pour rester silencieux en écoutant chanter les oiseaux, tel est mon bois. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Poésies
“ Tenant près de son cœur ton bras chaste et léger, De se montrer chaque arbre et sa pointe première : Le bois, sans feuille encor, mais d’un bourgeon doré, Jette l’ombre à nos pas sur le sol éclairé, Et d’un réseau qui tremble y berce la lumière. ”
Victor Hugo,
Les Chansons des rues et des bois
“ Et, sans savoir comment, superbe, Et tendre, sans savoir pourquoi. Feuilles vertes et nappes blanches ; Le couchant met le bois en feu ; La joie ouvre ses ailes franches ; Comme le ciel immense est bleu ! ”
Antoine Pluche, Beautés du spectacle de la nature ou Entretiens sur l'histoire naturelle des animaux et des plantes (1844)
“ Il y a des familles dans le fond des bois; il s 'en trouve dans le cœur des feuilles et sous l'écorce des arbres; d'autres se logent dans les crevasses des murailles , au fond des antres et des rochers ; les entrailles mêmes de la terre sont creuses et peuplées. Mais tous ces animaux, si différents entre eux par leur naturel et par leur manière de vivre, ont cela de commun qu'ils respirent l'air, et voici un autre élément où ils périssent tous quand on les y plonge. ”
Antony Landes, Contes et légendes annamites
“ Un jour la servante revint à la montagne pour ramasser du bois. Elle entendit du bruit dans un arbre et vit sa maîtresse dépouillée de ses vêtements et le corps couvert de poils comme une bête sauvage. ”
Édouard Gourdon, Physiologie du Bois de Boulogne (1841)
“ Le Bois est un immense hôpital où les vieillards, les femmes pâles et les poitrinaires, viennent chercher un air pur et du soleil. Le Bois est un jardin où les enfans et les chiens viennent se rouler et gratter la terre. ”
Robert Caze, Poèmes rustiques (1880)
“ De grands oiseaux des bois épouvantés, peureux, Filent droit devant nous, se cachant dans les ombres Qui sommeillent autour des sapins vigoureux. Nous montons et, plus bas, ainsi que des décombres Se profilent des blocs gris de rochers massifs Que couvrent à moitié les feuilles des houx sombres. SUR LES CIMES. 29 Les bois, comme la mer, ont aussi des récifs; Les feuillages ont l'air parfois d'être des vagues Qu'agite la chanson aigre des vents plaintifs. Les bois comme la mer sont pleins de senteurs vagues. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ Ce sont les bois les plus sombres et les plus frais qu’elles préfèrent pour s’y établir ; elles placent leur nid, qui est presque tout plat, sur les plus hauts arbres, dans les lieux les plus éloignés de nos habitations. ”
M. Henry RABUSSON, Revue des Deux Mondes
“ Le Bois, en effet, est merveilleux, et cette nuée de cavaliers qui l’empoussière ne parvient pas à lui enlever tout le charme qu’il doit à la jeunesse de sa verdure, à l’air nouveau qui circule dans ses innombrables percées, au doux éclat des belles matinées se répandant à travers les branches mal feuillées encore, et rayant le sol des stries lumineuses que font, entre les ombres des arbres, les rayons d’avant midi sur le sable gris des allées. ”
Jean de La Jaline, Les Chemins du rêve. Sous la griffe du Dragon (1906)
“ Les bois qui embaument, le panorama unique que l'on découvre des hauteurs où l'air est pur, où la voix lointaine de la mer meurt dans l'éternelle berceuse des pins frôlés par la brise, les sourires des petites fées qui nous croisent, tout semble justifier cet enthousiasme. ”
Raoul de Navery,
Le cloître rouge
(1877)
“ Nous ne pouvons guère nous représenter aujourd'hui ces masses de bois sombres, impénétrables, couvrant les vallées, escaladant les monts, descendant les pentes et remplissant comme une mer de feuillage les fonds marécageux. ”
Maurice de Guérin,
Journal, Lettres et Poèmes
(1862)
“ Il a développé les boutons des feuilles et des fleurs, et réveillé dans mon sein mille douces pensées. « Les nuages reprennent leurs formes légères et gracieuses, et dessinent sur l'azur de charmants caprices. Les bois n'ont pas encore de feuilles; mais ils prennent je ne sais quel air vivant et gai qui leur donne une physionomie toute nouvelle. Tout se prépare pour la grande fête de la nature. » ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Je ne savais que lui dire;Je la suivais dans le bois,La voyant parfois sourireEt soupirer quelquefois. Je ne vis qu'elle était belleQu'en sortant des grands bois sourds. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Je voudrais vivre dans leurs bois, tourner comme eux dans des danses mystiques, exister dans cette absorption démesurée. Ils sont beaux, avec leurs longues chevelures et leurs visages ruisselants du beurre sacré, et leurs grands cris qui répondent à ceux des éléphants et des taureaux. ”
François Fabié,
La Poésie des bêtes
“ Au bord des prés brillants de leurs rigoles pleines, Dans les bois inclinés où les premiers beaux jours Font gonfler les bourgeons des hêtres et des frênes, Les oiseaux assemblés célèbrent leurs amours. Ils jasent au soleil, ils s’échauffent, ils crient ; D’effrontés libertins pourchassent hardiment Leur femelle qui fuit, et les autres en rient. ”
Raoul Postel, A travers la Cochinchine (1887)
“ En effet, lorsque l'ombre envahit les bois, les arbres entrelacés sont autant de repaires pour les panthères et les serpents, qui s'y fraient leur route, y organisent leurs chasses ou y élisent domicile. ”
John James Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l'Amérique…
(1857)
“ Les bois les plus profonds et les plus sombres sont toujours ceux qu'il préfère; sa retraite favorite est au bord des ruisseaux murmurants, à l'ombre des arbres majestueux qui s'élèvent sur le penchant des collines, et dont les rayons du soleil pénètrent difficilement la voûte épaisse. ”
“ Un souffle de vie courait au fond des taillis ténébreux, donnant une voix à chaque brin de mousse dans les ineffables concerts de l'aurore et du crépuscule. C'était la fête immense du feuillage.Les bêtes à bon Dieu, les scarabées, les libellules, les papillons, tous les beaux amoureux des haies fleuries, se donnaient rendez-vous aux quatre coins du bois. Ils y avaient établi leur petite république; les sentiers étaient leurs sentiers; les ruisseaux, leurs ruisseaux; la forêt, leur forêt. ”
Pierre de Bouchaud,
Les jours reflétés
(1925)
“ Les bois sont pleins de flammes virginales, De minces fils de soie unissent les rameaux ; Leur diaphanéité, sous le heurt des rafales, Éparpille à la fois des myriades d'émaux. On surprend aux fourrés des bruits d'ailes furtives, Des chevreuils aux aguets sur les bords d'un hallier, Ou bien, sur le coteau, les traces, toutes vives, Du renard maraudeur en quête de gibier. Los à l'Hiver ! los à l'Hiver ! La route dure Sous son talon hâtif résonne allégrement. Si les arbres n'ont plus leur manteau de verdure, Leur réseau de branchage est unenchantement. ”
Amand Dubois, Les habitants des bois (1895)
“ Nous aimons tous, quand nous nous promenons dans les bois, à rencontrer un écureuil. Nous aimons le voir, continuellement en mouvement, courir, aller, venir, sur les grands arbres; descendre, remonter, disparaître dans un tronc caverneux ou sous la feuillée épaisse, cueillir la faine ou la noisette, s'asseoir sur ses pattes de derrière et prendre gentiment son repas. ”
Francisque Sarcey,
La chronique de l'hygiène en 1883
(1884)
“ Ils ont les grands bois, les vastes espaces, la feuillée verte et l'innombrable armée des oiseaux et des insectes à qui la nature a confié la charge d'absorber les ordures humaines et autres et de les transformer. ”
Amand Dubois, Les habitants des bois (1895)
“ Cet animal est paresseux, défiant, solitaire; il se retire dans les lieux les plus écartés, dans les bois les plus sombres, s'y creuse une demeure souterraine où il passe les trois quarts de sa vie, et d'où il ne sort que pour chercher sa subsistance. ”
