Albert Mérat,
Le Parnasse contemporain/1869
“ Transparaissent plus loin le ciel, la terre, l’eau : Car le fleuve déroule au pied des bois tranquilles Ses anneaux lumineux & longs entre les îles, Et semble, au dernier plan, un mince serpent d’or. Une vapeur de nacre, où blanchissent encor Les fleurs peintes d’hier, presque déjà séchées, Qu’avril de ses pinceaux riants avait touchées, Semble continuer la pente du chemin ; Et, d’une lieue, on croit toucher avec la main, Modelant l’horizon sur les collines blondes, Le velours ondoyant des verdures profondes. ”

