Parnassianisme

Définition et enjeux

Maurice Souriau,  Histoire du Parnasse

“ Pour eux, l’art parnassien est « une étoffe raidie par les brocarts et les orfrois, alourdie par les cabochons, et telle que peut l’aimer un roi barbare. Quelle différence avec la gaze légère, ondoyante, modelée comme une caresse sur la hanche harmonieuse d’une Vénus grecque ; l’une étonne, éblouit, mais l’autre, flottante, aérienne, laisse voir la pure beauté [3] ». Le couplet est bien joli ; mais est-ce la vérité ? Le symbolisme a-t-il triomphé du Parnasse [4] ? A-t-il vaincu Leconte de Lisle ? ”
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Portrait de Gustave Kahn Gustave Kahn,  Le Vers libre

“ Des poètes du Parnasse nous maudirent, nous exorcisèrent et, parmi eux, ceux qui faisaient le moins bien le vers parnassien.
Bref, si la vigueur et l’utilité d’un mouvement peuvent se mesurer à l’injustice des attaques dont il est la cible, nous aurions pu être fiers ; mais une sage modestie nous faisait nous souvenir que les romantiques, les parnassiens et les naturalistes en avaient reçu tout autant sur le coin... de leur art.
Quoi qu’on pense de notre technique et de nos poèmes, tout le monde aujourd’hui s’accorde à dire qu’en 1885 la poésie française avait besoin d’un révulsif violent.
”
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Maurice Souriau,  Histoire du Parnasse

“ Renonçons donc à ce mot mal trouvé par un parnassien de troisième ordre ; les grands parnassiens l’ont laissé tomber, dédaigneusement, et leurs ennemis l’ont ramassé pour le leur lancer à la figure. Le sobriquet a plu aux ignorants ; l’histoire littéraire devrait le rejeter comme une erreur. Le Parnasse n’est pas froid, mais il ne livre son secret qu’aux initiés. ”
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