François Coppée

Élements biographiques

Portrait de François Coppée François Coppée,  Œuvres complètes de François Coppée

“ Car elle a réappris à sourire. On l’aime ; elle est redevenue femme, elle veut plaire. Le jour où, seule avec M. de Voris qui la suppliait, elle-lui a jeté un regard de consentement, Mme Bernard a vu l’héroïque soldat des campagnes sous Metz et du Tonkin tomber à ses genoux, muet et brisé de bonheur, et pleurer sur ses mains comme un enfant. Aimer encore ? Le pourra-t-elle ? Du moins, elle est sûre d’être bien aimée. Oh ! comme elle va se reposer, se détendre, dans ce bain de tendresse ! Et puis, faire un heureux, c’est encore si doux !
Non ! Armand n’est pas oublié, il ne le sera jamais.
”
Source : Wikisource

Portrait de François Coppée François Coppée,  Contes en vers et poésies diverses… (18..)

“ Ses esquisses, c'est moi qui les vis la première ; L'eau verte et pure où court un frisson de lumière,
L'azur du ciel, l'or du genêt, Le flot des épis mûrs ondulant sous les brises, Les couchants enflammés et les aurores grises,
J'étais là quand il les peignait.
Hélas ! depuis cinq ans qu'est mort le grand artiste, Moi, la nymphe des bois qu'il aimait, j'étais triste,
Et souvent, tout bas, j'ai gémi, Quand, au printemps, gardant son souvenir fidèle, Devant moi le bleuet disait à l'hirondelle :
— Où donc est notre vieil ami ?
Mais vous nous le rendez. Voici notre poète !
”
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée,  Théâtre de François Coppée,... (1897)

“ Une étoile brillait sur sa couche de roses ;
Des parfums émanaient des fleurs, de toutes choses,
Et pour baiser son front, rempli de rêves fous,
Le zéphire chantait en se faisant plus doux.
Cependant, le sommeil par lequel on oublie
Les peines et les maux, le sommeil qui délie
Des soucis de ce monde, hélas, ne venait pas,
Et Cupidon souffrait les tourments d'ici-bas !...
Mais voilà qu'un trio de voix harmonieuses Jusqu'à lui monte, et dans les plaines lumineuses De l'espace et du ciel, c'est un concert divin. Alors, le dieu se lève, et son regard, soudain, Étincelle. Holà!
”
Source : Gallica

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