Justin Maurice, Pensées du ciel et de la solitude (1834)
“ Comme un rameau fleuri qui sur l'onde se penche, Je vois se balancer ta clarté pure et blanche ; Et tu glisses semblable à l'esquif amoureux Qui, fendant mollement les flots silencieux, Porte l'heureux amant près de sa bien-aimée. Ainsi tu fends de l'air la vague parfumée. Poursuis, poursuis ton cours dans l'azur pâlissant ; Parle, étoile mystique, à mon cœur languissant; Caresse de tes feux ma paupière souffrante, Car ton regard m'est doux comme un regard d'amante, Et je sens, à ta vue, un rayon de bonheur, Comme un miel embaumé, distiller dans mon cœur. ”
