Jacques Villebrune, Sonnets mystiques : Les Pays du soleil… (1886)
“ Pourquoi ce pont sans fin de la cité papale, Cette oeuvre inachevée et ce pilier rompu ? Je cherchais en moi-même, et jamais je n'ai pu Répondre aux questions de sa voix magistrale, Et ce beau sphinx moqueur, à la douceur astrale, De railler mon silence au problème imprévu : Pourquoi du pont qui mène à la Cité céleste, Du pont des Paradis une arche seule reste? Pourquoi la route fuit qui conduit au bonheur? Pourquoi tout arc s'écroule aux désirs de notre âme? Et pourquoi donc jamais n'abaissez-vous, madame, Le pont-levis subtil qui mène à votre coeur? ”
