Clair Tisseur 

Élements biographiques

Clair Tisseur  Le Littré de la Grand'Côte

Lorsque, à table, vous servez des épinards à une dame, c’est une plaisanterie de bon goût de lever la cuillère bien haut, puis de flanquer le contenu avec force dans l’assiette, comme un maçon jette une truellée de mortier contre un mur. Quoique ça, bien prendre garde que les épinards ne jiclent pas sur la robe de la dame. C’est cette fois que l’on ne pourrait pas les raccommoder, les épinards !
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Clair Tisseur  Le Littré de la Grand'Côte

CHRÉTIEN, s. m. — Homme. Je passais de bon matin sur le pont Seguin. Plusieurs personnes entouraient de larges taches de sang. On pérorait : savoir si c’était un crime, ou un animal qu’on aurait tué. Je te dis que c’est du sang de chrétien, criait un brave homme ; M. Ferrand t’y dira comme moi ! Comp. Molière : « Il faut parler chrétien, si vous voulez qu’on vous entende ! » — Tradition du moyen âge, où l’idée d’homme se confondait avec celle de chrétien. Les non baptisés étaient mis au rang des bêtes.
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Clair Tisseur  Le Littré de la Grand'Côte

Quand vous recevez une visite à la campagne, vous devez toujours offrir un verre de quoi que ce soit : du china-china, du vespétro, du parfait-amour, du tord-boyaux, du casse-poitrine, du fil-en-quatre, de la christoflette, du raspail, de l’arquebuse, de l’alcool camphré, enfin de tout ça que vous avez de meilleur. Vous devez dire d’un air aimable à votre visiteur ou à votre visiteuse : Voulez-vous casser une grune avec moi ? C’est du moins ce que font tous ceux qui ont de l’usage.
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