Jules Du Camp, Histoire de la Révolution de Février… (1850)
“ Toutes ces balles, se croisant sur la foule, jetèrent une exaspération facile à concevoir. Le peuple se rua, comme un seul homme, sur le poste, qui croula comme une seule pierre. Ce fut alors un massacre que nous renonçons à décrire! Le corps-de-garde, à moitié abattu, on vit les gardes municipaux adossés sanglants contre les murs croules, essayant une défense inutile. On les tua à bout portant, à coups de sabre, de baïonnette, de barres de fer et par des décharges d'armes à feu. Le peuple, ivre de rage, se vengea jusqu'à la cruauté. ”
