Ernest Gay,
La Guerre en province : campagnes de la Loire et du Mans…
(1905-1910)
“ Reçus à coups de fusil et presque à bout portant, les francs-tireurs s'étaient mis derrière les arbres, pour éviter les balles. L'un d'eux, blotti contre un gros chêne, soulevait son fusil pour être prêt à tirer, lorsqu'il sentit que le bout du canon était retenu et saisi par une main invisible. Supposant avoir affaire à un ennemi, il lâche la détente et le coup part. Le canon de son fusil devient libre, et, à la détonation, succède le bruit sourd d'un corps qui s'affaisse lourdement sur la terre gelée. ”
