Hippolyte Rollot, Les chants de la vie : poésies (1887)
“ Lorsque je serai mort élevez un bûcher Où, pour dernier repos, on me vienne coucher; Un bûcher flamboyant, glorieuse fournaise, Où je puisse baiser la lumière à mon aise; Un bûcher rayonnant comme un soleil d'été, Décomposant mon être à sa chaude clarté, Et l'emportant, léger ainsi qu'une étincelle Qui sort du bois fumant dont la sève ruisselle, L'emporant radieux, jouissant, enivré, Pour le dissoudre enfin, à jamais délivré Des chagrins dévorants et des soucis moroses, Dans les rayons du jour et les parfums des roses!!. ”
