Juste Olivier,
Poèmes suisses . Par J. Olivier
(1830)
“ Et soudain, sur les flancs, aux sommets, dans les feules Aux verdoyans sapins qui dominent les pentes , Une neige légère accroche, en souriant, Les franges et les plis de son tapis brillant. Superbe monument de faste et de puissance , Tel apparut le camp dans sa magnificence, Quand, las de la poursuite et tombant à genoux , Pour rendre grâce à Dieu suspendant leur courroux, Les vainqueurs voient au loin, sur la plaine éblouie, Les tentes déployer leur splendeur inotiie. Sur ces riches trésors, étalés à leurs yeux, Ils jettent à l'envi des regards curieux. ”
