Résumé

Mémorial des camps de Dora-Ellrich (1949)

Point de mire de tous, matraque à la main, la terreur en personne peut sortir de là. De là aussi, vient la soupe tant attendue.
A gauche, trois portes basses donnent sur le dortoir. Long de trente-deux mètres et large de dix-huit, c'est la salle la plus grande du block, c'est aussi la plus froide et la plus sordide : le sol est de terre battue, mal aplani ; les murs de pierre nue, que l'humidité salpêtre, s'élèvent sur dix mètres jusqu'au toit où s'accrochent en nuages les toiles d'araignées.
Source : Gallica

Mémorial des camps de Dora-Ellrich (1949)

Une âme est aux cieux.
HARZUNGEN
Un jour, sur la place d'appel, l'un des kommandos apprit qu'il allait quitter Dora.
Un vent de terreur passa. Irait-on à Ellrich, le nouveau camp de concentration?
On rencontrait des déportés d'Ellrich au tunnel de Niedersachswerfen et l'on avait compris... Le cœur serré, les hommes du kommando quittèrent Dora où ils avaient tant souffert mais où ils laissaient des amis; ils perçurent dans la voix et dans le regard de ceux qui restaient une sourde angoisse, une pitié infinie.
Source : Gallica

Mémorial des camps de Dora-Ellrich (1949)

Tremblants de fatigue et de froid, en chemise, une couverture sur les épaules, les Häftlings survivants n'ont qu'une idée, un désir : fuir, fuir à tout prix. Ils essayent de marcher aussi vite qu'ils le peuvent vers ce qui leur paraît être la campagne. Mais voici à nouveau une armée de forteresses volantes. Le bombardement recommence. Où aller? Ils se précipitent, sans trop réfléchir, dans un trou un peu moins profond que les autres. La terre, les éclats, des débris de corps humains volent au-dessus de leurs têtes et soudain, c'est la nuit, une nuit affolante de bruit et de poids.
Source : Gallica

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