Marcel Conversy, Quinze mois à Buchenwald (1945)
“ Les nouvelles de la guerre nous déçoivent après les bobards sensationnels qui nous laissent trop espérer. La seule chose dont nous sommes certains, c'est que le Reich souffre terriblement. Il ne se passe guère de nuit que la sirène ne jette son cri affolant pendant que le camp, plongé dans une complète obscurité, entend passer les redoutables vagues d'avions alliés qui sèment sur les villes allemandes la destruction et la mort. Combien de familles sont complètement anéanties ! Combien de femmes et d'enfants innocents sont voués au trépas ou à la mutilation parfois pire ! ”
