P. Verhaegen, Revue des Deux Mondes
“ Pour le service de l’infirmerie, pour tenir compagnie à ce malheureux qui, dans quelques jours au plus, va mourir loin de son pays, loin des siens, deux Allemands, forçats comme ses compagnons de lit. Et voilà le sort qui attend tous les prisonniers politiques trop malades pour pouvoir rester en cellule ! On comprend qu’ils ne s’y rendent qu’avec terreur. Dans l’esprit de la plupart des humbles, le lazaret c’est la mort. Ils savent qu’ils n’y auront pas les soins nécessaires. Sauf dans des cas exceptionnels, ils continueront à y recevoir l’écœurante nourriture de la prison. ”
