Résumé

Jérôme-Léon Vidal Observations sur un projet de loi pénitentiaire… (1863)

La peine cellulaire, l'emprisonnement individuel, l'isolement continu du prisonnier, renversent toute l'économie des codes. Les peines deviennent toutes égales ; le temps seul les rend différentes : le plus mince délit est puni comme le plus atroce des crimes. Cette belle et si éminemment équitable, si morale et si naturelle gradation des peines, que le législateur avait établie d'après les lois éternelles de la justice divine et humaine et l'expérience des siècles, disparait dans une commune égalité de la geôle individuelle. Avec cette règle, tous les condamnés sont perpétuellement au secret
Source : Gallica

Jérôme-Léon Vidal Observations sur un projet de loi pénitentiaire… (1863)

Le travail a bien lieu pour la plupart en cellule, mais une certaine partie de ces travaux industriels est exécutée dans des salles communes sous la surveillance des gardiens; c'est en définitive un demi-système d'Auburn, ce n'est plus l'isolement entier. Ce qui est resté de l'ancien Pentonville, c'est un ordre parfait, une discipline sévère, un régime alimentaire excellent, un soin moral et religieux complet, une propreté phénoménale, et, comme résultat, un amendement tout aussi considérable des condamnés, pendant la période d'épreuve qu'ils y passent sous l'action du nouveau régime.
Source : Gallica

Jérôme-Léon Vidal Observations sur un projet de loi pénitentiaire… (1863)

Le travail est une des bases les plus essentielles d'un bon régime pénitentiaire. Donner de l'occupation, du travail aux détenus, organiser et alimenter le travail dans les prisons, est l'une des premières obligations de l'administration. Il est non-seulement moral, pénitentiaire, mais humain et charitable, de fournir au prisonnier les moyens de s'occuper, d'apprendre un état qui, après sa détention, lui donnera les moyens de gagner sa vie et d'échapper ainsi aux incitations du crime.
Source : Gallica

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