Jérôme-Léon Vidal, Observations sur un projet de loi pénitentiaire… (1863)
“ La peine cellulaire, l'emprisonnement individuel, l'isolement continu du prisonnier, renversent toute l'économie des codes. Les peines deviennent toutes égales ; le temps seul les rend différentes : le plus mince délit est puni comme le plus atroce des crimes. Cette belle et si éminemment équitable, si morale et si naturelle gradation des peines, que le législateur avait établie d'après les lois éternelles de la justice divine et humaine et l'expérience des siècles, disparait dans une commune égalité de la geôle individuelle. Avec cette règle, tous les condamnés sont perpétuellement au secret ”
