Résumé

Portrait de Henri Martin Henri Martin La cellule belge : thèse pour le doctorat… (1900)

Le système Belge a pour base le régime cellulaire qui est le meilleur, le plus répressif et le plus effrayant de tous les régimes. Seulement, on a compris que s'il ne faut pas que le coupable s'échappe, il ne faut pas qu'il soit maltraité. L'isolement absolu est un crime contre la nature humaine : la sociabilité est le premier, le plus pressant de nos besoins. Le régime de Philadelphie méconnaissait cet axiome. La Belgique a au contraire organisé admirablement son système pénitentiaire en instituant tous les éléments possibles de moralisation.
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin La cellule belge : thèse pour le doctorat… (1900)

Le directeur a en mains les moyens de reconnaître le zèle des condamnés et de punir leurs infractions à la discipline.
La bonne conduite ne saurait être un titre à une récompense, puisqu'elle est la régie imposée ; mais il est bon de prodiguer les encouragements à ceux qui montrent de l'application à l'école et qui font preuve d'ardeur au travail. C'est peut-être un moyen de faire régner l'hypocrisie ; mais c'est à l'administration de faire une distribution intelligente des récompenses et
de ne les prodiguer qu'à ceux qui en sont vraiment dignes.
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin La cellule belge : thèse pour le doctorat… (1900)

Le régime individuel, outre qu'il empêche le contact pernicieux est intimidant pour le plus grand nombre: il faut qu'ils échangent une vie de désordres, de paresse et d'aventures contre une vie dont l'emploi de toutes les journées est fixé d'avance, dont pas un moment n'est laissé à la fantaisie et au hasard. La peine frappe donc d'autant plus cruellement les âmes les plus perverties. Cette monotonie de la cellule fait naître l'ennui, et les détenus sont heureux d'y apporter une diversion par le travail.
Source : Gallica

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