Jules Doublet de Boisthibault

Résumé

Jules Doublet de Boisthibault,  Du régime cellulaire préventif… (1839)

“ Par l'isolement de jour et de nuit on évite la corruption , suite inévitable du mélange des prisonniers ; on évite l'association de pensées coupables , et l'on peut se demander si la société n'aurait pas de justes sujets de douter de la possibilité de l'amendement , si les condamnés à la peine de mort par nos lois se trouvaient tous réunis dans une même enceinte. L'épanchement pour le prisonnier est un délassement à son ennui , et c'est le punir que de le rendre impossible , c'est faire qu'il ne puisse se corrompre de plus en plus... ”
Source : Gallica

Jules Doublet de Boisthibault,  Du régime cellulaire préventif… (1839)

“ S'il y a dans la prison un condamné qui soit le plus fieffé scélérat, le plus rusé coquin, le plus parfait tartuffe de la bande , et certainement le plus coupable aux yeux de la loi, c'est précisément celui-là (car l'autorité ne peut guère choisir ses agents que parmi les condamnés qui ont la plus longue peine à faire) , c'est celui-là qu'on affranchit de l'expiation de son crime , et qu'on investit d'une pleine suprématie sur ses semblables, dont chacun, peut-être, est souillé de moins de turpitudes que lui ! ”
Source : Gallica

Jules Doublet de Boisthibault,  Du régime cellulaire préventif… (1839)

“ Toutes les fois que des jurés, même sages, même purs, ont vu une législation inexorable frapper d'une peine précise un délit qui ne leur paraissait pas mériter tant de rigueur , ils n'ont pas voulu, ils n'ont presque pas pu se persuader que cette pensée dût leur rester étrangère: leur conscience, éclairée sur la vérité du fait, s'est trouvée en discorde avec leur conscience, blessée de la disproportion de la peine. En vain la loi leur a dit que la peine est de son ressort à elle seule, que l'application n'en appartient qu'au juge ”
Source : Gallica

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