“ Je viens de vous dire, continue le criminaliste, que le malfaiteur est un invalide moral ; c’est aussi un invalide physique. N’en doutez pas, Monsieur ; tout criminel présente des caractères anatomiques particuliers. Il y a un « type criminel. » Certaines gens ont dit que chacun porte en soi tous les éléments du crime ; autant vaudrait répéter la fameuse phrase sur « le pourceau qui sommeille. » Rien de plus insultant pour le haut degré de culture auquel est parvenue l’humanité. ”
Malfaiteur
Définition et enjeux
Le malfaiteur désigne une personne qui transgresse les normes sociales ou légales, généralement par des actes criminels. Ce concept a été abordé par de nombreux auteurs, qui en ont mis en évidence des facettes multiples. Georges Darien le présente comme un « invalide moral et physique », soulignant des caractéristiques anatomiques spécifiques, tandis que Joseph Grasset met l’accent sur le risque qu’il représente pour la société.
Henri Joly, pour sa part, décrit les traits physiques et psychologiques des délinquants incarcérés. Ces perspectives, combinant biologie, responsabilité sociale et analyse psychologique, révèlent une vision complexe du malfaiteur, oscillant entre pathologie, déviance et critique des structures sociales.
Citations sur le malfaiteur
Joseph Grasset,
La responsabilité des criminels
(1908)
“ Se défendre, tout est là ! qu'un malfaiteur soit fou, qu'il soit conscient, que sa responsabilité aggrave ou diminue sa culpabilité, ce qui compte, dans tous les cas, c'est le péril qu'il représente pour ses semblables. C'est bel et bon de soupirer philosophiquement: pauvres apaches ! Il serait temps d'écarter dos procès criminels les questions de responsabilité, qui inspirent aux honnêtes citoyens cette pensée plus grave : pauvre nous ! ”
Henri Joly,
Le combat contre le crime
(1892)
“ Vous n'avez qu'à y jeter un coup d'oeil : vous verrez tout de suite l'air abruti, sale, vicieux, narquois, insolent, à demi-révolté, à demi-lâche, quelquefois bestial, qui caractérise partout le malfaiteur vivant et causant dans la promiscuité de la prison commune. ”
Marcel Revest, La protection de l'enfance devant la Société des Nations… (1936)
“ S'il existe tant de malfaiteurs, de miséreux, de malades, à qui la faute? Sans doute peut-on reprocher au malfaiteur ou au misérable sa paresse, son ivrognerie, sa débauche; on peut même se consoler en se répétant que le vice doit être puni, la faute expiée. ”
Maurice Pain, Colonisation pénale : un problème colonial (1898)
“ Mais, « comme le démontrèrent les savants de la médecine contemporaine, le malfaiteur est un homme, voué par son tempérament ou son atavisme, à des essors d'énergie que les conditions sociales du temps entravent. L'élément humain qui fournit autrefois les mercenaires, les hommes des grandes compagnies, les reîtres et les lansquenets, ne peut aujourd'hui dépenser son audace1 ». ”
Joachim Ambert,
Récits militaires : le siège de Paris
“ Toujours est-il que les bons sentiments l'emportent sur les mauvais. Cette foule trop impressionnable, souvent folle, se laisse parfois égarer, prend fait et cause pour le malfaiteur contre le représentant de la loi et va même jusqu'au crime. ”
Honoré de Balzac,
La Comédie humaine - Volume 13
(1868)
“ Laisser aller en paix un malfaiteur, n’est-ce pas se rendre coupable de ses crimes futurs? ”
Eugène Sue,
Les secrets de l'oreiller. Tome 2
(1861)
“ Comment ! c'est chez toi qu'il a commis son crime, et il ose te demander de le déclarer innocent! Te supposer capable de mentir à ce point ! — C'est précisément ce que je lui ai répondu. — Toi ! couvrir de ta parole d'honnête homme un malfaiteur de cette espèce ! J'en suis presque à regretter la pitié qu'il m'inspirait d'abord ; et, si je ne savais combien tu es adorablement bon et indulgent, je m'étonnerais de t'entendre encore parler de ta commisération pour ce misérable, après cette inconvenable demande de sa part, qui est pour toi un outrage. ”
Jules Favre, Plaidoyers politiques et judiciaires… (1882)
“ Les prévenus! tout leur crime est d'avoir écouté les plaintes de leurs frères, de n'avoir pas compris le danger des mesures qu'on leur demandait. Qui les condamnerait pour n'avoir pas fermé leur coeur aux instincts pressants de l'humanité, pour avoir manqué d'intelligence? Et pour cette faute légère vous les frapperiez d'une dure pénalité, vous leur donneriez des fers, vous les traiteriez comme de vils malfaiteurs, eux, hommes de bien, citoyens dévoués, auxquels on ne peut reprocher qu'une erreur généreuse dans ces jours désolants où la ligne des devoirs est si incertaine ”
“ Avec des malfaiteurs se battre à coups de crimes ! Ils ont sabré, frappons ! ils ont volé, pillons ! Semons leur infamie en nos propres sillons. Quoi ! notre oeuvre et la leur germeront pêle-mêle ! ”
Camille Déa, Les crimes de la rousse (1884)
“ Il s'en suit que les malfaiteurs d'habitude, ceux qui font du crime leur profession journalière, ont tous les moyens possibles pour se soustraire au châtiment que la loi leur a réservé. Et ceux-là, hâtons-nous de le dire, sont les plus nombreux. ”
Madame de Stolz, Les Poches de mon oncle, par Mme de Stolz… (1877)
“ Parce que de tout temps, comme de nos jours, il y a eu des malfaiteurs, et que l'innocence et la faiblesse ont dû trouver des défenseurs dans de sages lois, et dans ceux qui, par état, sont préposés à l'exécution de ces lois. ”
Maxime Du Camp,
Souvenirs d’un demi-siècle
“ Pour périr, pour être chassé comme un malfaiteur, pour végéter en exil, pour être mis dehors par les épaules et traîner des jours obscurs, faits de jactance et de regrets. Le vieux monde ne veut pas se résigner à mourir ; le monde nouveau n’a pas encore trouvé son mode de vivre ; entre les représentants du système d’autrefois et les représentants du système de l’avenir, la lutte est sans merci. ”
Maxime Du Camp,
Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle
“ Nous n’en sommes plus là : quoiqu’il y ait encore plus d’un malfaiteur à Paris, nous pouvons nous promener la nuit sans fusil sur l’épaule. Nos boulevards, nos quais, nos rues, nos ruelles, — encore trop nombreuses, — s’illuminent presque instantanément dès que le crépuscule s’assombrit. Les mille constellations qui brillent au sommet de nos candélabres ne valent pas la lumière du soleil, que Dubartas appelait « le grand-duc des chandelles », mais elles projettent du moins des lueurs rassurantes et donnent à la ville une sécurité que les temps anciens n’ont point connue. ”
François Pascal, Ce que doit savoir l'agent de l'autorité et toute personne habitant la France… (1938)
“ Sont frappés d'incapacité : 1° Les individus condamnés pour crimes de droit commun ; 2° Ceux qui ont été condamnés à l'emprisonnement d'un mois au moins, pour vol, recel, escroquerie, filouterie, abus de confiance, recel de malfaiteurs, outrages publics à la pudeur, excitation de mineurs à la débauche, tenue de maison de jeu, vente de marchandises falsifiées ou nuisibles à la santé publique, ou pour récidive de coups et blessures, ou ivresse publique. L'incapacité est perpétuelle dans le premier cas ”
André Gide,
Souvenirs de la Cour d’assises
(1913)
“ En ce temps, ou les crimes se multiplient, où l’audace et la férocité des malfaiteurs dépassent toutes les bornes connues (ô Flaubert !) , où les jeunes gens même entrent si hardiment dans la mauvaise voie, etc... ”
Jean-Baptiste Mège,
Avis aux patriotes, ou Inttructions…
(1843)
“ Les malfaiteurs et les criminels sont ou des êtres incomplets et défectueux, des anomalies, des monstruosités de la nature, telles qu'elle en présente dans les autres espèces organisées, ou bien le produit d'un mauvais régime social. ”
Louis-François L'Héritier, Mémoires de Vidocq.... Tome 2 (1911)
“ Le faux-frère devenant victime d'un autre faux-frère; je n'avais plus la puissance de m'interposer entre le délit et la répression, et le délinquant perfide succombait, tiahi par un délin.quant non moins perfide que lui. Ainsi, je faisais serVir les voleurs à la destruction des voleurs 1 ; c'était là ma méthode, elle était excellente, et pour ne pas en douter, il suffira de savoir qu'en moins de sept années, j'ai mis sous la main de la justice plus de quatre mille malfaiteurs. ”
Eugène-François Vidocq,
Les vrais mystères de Paris
“ Les malfaiteurs, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, voleurs ou assassins de profession (il existe des assassins de profession et nous aurons occasion de peindre quelques-unes de ces hideuses individualités) , sont comme tous les autres hommes, plus peut-être que tous les autres hommes, dominés par l'amour-propre ”
Émile Zola,
Correspondance: Lettres de jeunesse
“ Votre criminel à vous n'a que quelques heures, et encore, dans l'état de trouble terrible où il se trouve, il ne saurait en profiter. Cet homme est donc damné par votre faute et, s'il y a une justice au ciel, cette damnation retombe sur votre tête, sur l'humanité tout entière. ”
Guillet des Grois, Discours prononcé par M. Guillet des Grois procureur général… (1877)
“ Je pèse la criminalité de l'acte, la responsabilité de l'agent plus ou moins capable de comprendre la portée et la gravité de l'infraction commise ; je ne m'occupe du rang, de l'é.ducation , de la naissance que, pour y voir , le plus souvent , des circonstances aggravantes parce qu'aux yeux de la morale, la faute est plus grande quand celui qui l'a commise devait l'exemple, quand, par son éducation, par son instruction , il devait être plus éloigné qu'un autre de la commettre. Je suis la même pour tous. Je suis humaine, équitable. Je punis et ne me venge pas. ”
Le Bout de l'oreille, ou Réponse véridique au Mémoire adressé au roi… (1816)
“ Ils sont des assassins , des régicides. Et vous , qui composiez cette assemblée sanguinaire , quel nom faut-il vous donner ? S'ils se sont trompés, ils sont dans le cas des autres juges qui se trompent (1) . Quelle excuse! Aviez-vous, hommes pervers, le droit de le juger? qui vous l'avait donné ? et si parfois , comme vous l'avancez, des juges se trompent, la réparation la plus authentique suit de près l'erreur. L'avez-vous faite cette réparation? vous en êtes-vous occupés? vous êtes-vous empressés de réparer à force de bienfaits ce crime que vous dites involontaire ? ”
Paul-Christophe-Élisabeth Merlin, Pétition aux deux Chambres (1848)
“ « Vous, le voyez; au crime ajoutez le vice, et vous serez traités avec indulgence ! Quand vous voudrez tuer quelqu'un, commencez par vous enivrer, et votre forfait passera presque inaperçu !» Il est temps. ”
Cesare Beccaria,
Des délits et des peines
“ Quoi ! vous vous méprenez sur la consternation de cet accusé, vous qui n’oseriez peut-être parler avec assurance devant quelques hommes assemblés ! Éclaircissez ce front sévère ; laissez lire dans vos regards cette tendre inquiétude pour un homme qu’on désire trouver innocent ; que votre voix, douce dans sa gravité, semble ouvrir avec votre bouche un passage à votre cœur ; contraignez cette horreur secrète que vous inspirent la vue de ces fers, et les dehors affreux de la misère ; gardez-vous de confondre ces signes équivoques du crime avec le crime même ”
Michel André, Dictionnaire de droit canonique et des sciences en connexion avec le droit canon… (1894-1901)
“ « Les délits purement civils sont : 1° L'homicide, qui fait encourir l'irrégularité perpétuelle et la privation des bénéfices; la complicité à l'avortement est punie d'excommunication réservée à l'évêque. 2" L'incendie. 3» Le vol. 4° Le faux témoignage en justice. 5° La fabrication de fausse monnaie et la falsification des lettres pontificales. 6° La diffamation. 7° La conspiration, la sédition, la rébellion contre le prince temporel. « Les délits mixtes sont ceux qui offensent la religion et l'ordre social : l'adultère, l'inceste, le péché contre nature ' ». ”
Eugène Sue,
Les secrets de l'oreiller. Tome 2
(1861)
“ Ils regardaient, ils devaient regarder ce malheureux comme un voleur et un meurtrier ayant sans doute subi sa peine, mais dont le passé criminel leur inspirait une défiance ou une aversion insurmontable. êeçu Toutes les apparences étaient contre lui. Il avait, en justice, témoigné contre lui-même. De quel droit se serail-il plaint de l'erreur dont il était volontairement la victime? — se disait-il. — Aussi ne se plaignait-il jamais, poussant même son exquise probité de cœur à ce point de considérer comme un larcin les preuves de bienveillance qu'on lui accordait. 1. ”
Pierre-Antoine-Frédéric Malapert, De la prestation des fautes étude sur la théorie des fautes… (1861)
“ LA RESPONSABILITÉ DES FAUTES ou DE LA PRESTATION DES FAUTES POSITION DE LA QUESTION. En morale comme en droit chacun doit répondre de sa faute. La loi moderne a nettement dégagé ce principe, et l'a inscrit dans l'art. 1382 du Code Napoléon en ces termes. « Tout fait « quelconque de l'homme qui cause « un préjudice à autrui, oblige celui « par la faute duquel le préjudice est « arrivé à le réparer. » Cet article se trouve placé au titre des engagements qui se forment sans convention, et au chapitre des délits et quasi-délits. ”
Lytton Strachey,
Elisabeth et le comte d'Essex, histoire tragique…
(1929)
“ « Mais , dites -vous , je dois céder et me soumettre ; je ne puis céder , ni sur le fait de ma culpabilité , ni sur la justice de l' imputation dont , je suis chargé ... Ai -je été cause d' une offense , demandez -vous , et me suis -je trouvé offensé de mes propres fautes ? Non , je n' ai point fait d' offense ... Je souffre patiemment et ressens avec force ce qui me fut infligé quand offense me fut faite . Bien plus » – et à ce moment il ne put se contenir plus longtemps – « quand je subis les dernières humiliations , est -ce que la religion m' ordonne d' implorer grâce ? » ”
George Sand,
Oeuvres illustrées de George Sand
“ Et ceux qui, par leurs déclamations ampoulées, par leurs anathèmes de mauvaise foi, ont alarmé la conscience de quelques hommes incertains et abusés, jusqu’à leur arracher la condamnation de la victime ”
Maurice Leblanc,
Les Dents du tigre
“ Les preuves accumulées, de ces preuves si formidables que l’innocent lui-même doute de son innocence et se tait, accablé, impuissant. Quelle vengeance !... Et quel châtiment ! Être innocent et se débattre vainement contre les faits eux-mêmes qui vous accusent, contre la réalité elle-même qui crie que vous êtes coupable ! ”
Louis-Henri Moulin, Le carnaval et les causes grasses au Parlement (1885)
“ Il ne s'y trouvera que des sujets d'étonnement et d'indignation, que des crimes énormes et des malheurs déplorables, une fausse accusation qui a réussi, un homme d'honneur et de qualité qui s'est vu la fable et la risée publique, un innocent qui a passé pour un trompeur et pour un perfide, et qui, après avoir souffert la plus sensible de toutes les injures, est encore accablé par des condamnations immenses. ”
Alphonse Bérenger, De la justice criminelle en France… (1818)
“ Il aura, entraîné par la séduction de cette prévention générale, prononcé le châtiment de l'innocent, et ses arrêts seront exécutés sans révision, sans examen, et comme s'ils émanaient d'une source infaillible. J'ai vu périr l'innocent. Toute une cantrée l'a vu s'avancer, au supplice avec le calme et la sérénité de la vertu. J'ai vu ceux qui se disaient ses juges, convaincus trop tard eux-mêmes de leur funeste erreur, ne pas avoir le courage de l'avouer, et se borner à réclamer pour leur victime, une clémence qui, trompée par eux, crut devoir celte fois refuser un pardon. ”
Émile Gaboriau,
Le Crime d’Orcival
“ On connaît ainsi la victime, le crime et les circonstances, reste à trouver le troisième terme, l’x, l’inconnu, c’est-à-dire le coupable. La besogne est difficile, mais non tant qu’on croit. Il s’agit de chercher un homme dont la culpabilité explique toutes les circonstances, toutes les particularités relevées, — toutes, vous m’entendez bien. ”
Paul Fauconnet, La responsabilité : étude de sociologie (1920)
“ Dans nos sociétés, l'analyse psychologique des intentions, motifs, sentiments d'un accusé, convaincu d'avoir matériellement accompli le crime, prépare la solution de cette question: peut-on déceler chez l'accusé une immoralité foncière comparable à celle dont l'acte passe pour être le symptôme, retrouve-t-on son crime en lui, son caractère dans son crime, bref, ressemble-t-il à son crime? Sa responsabilité n'est entière que si la réponse est affirmative. ”
Auguste Maquet,
Paris sous Louis XIV : monuments et vues
(1883)
“ Aujourd'hui le coupable peut devenir criminel, le criminel scélérat, le scélérat monstre, la loi lui permet de prendre ses degrés à loisir; elle le suit d'un œil curieux, constate le développement intelligent de sa mauvaise nature, la progression de ses méfaits ”
Amédée Thierry,
Derniers Temps de l’Empire d’Occident…
“ Lui, comme frappé de vertige, demande quel crime contiennent ces pages, et répète deux ou trois fois qu’elles sont bien de lui. « O juges, dit alors un des accusateurs en élevant la voix, vous entendez l’aveu du coupable; il se reconnaît criminel de lèse-majesté. » ”
Maurice Jogand, Mariage in-extremis : roman d'amour… (1899-1900)
“ Vous espérez, par vos dénégations, vous soustraire au châtiment qui vous épouvante. Vous croyez que vos précautions ont été assez bien prises pour qu'il n'y ait aucun témoin de votre crime, et vous pensez que n'ayant contre vous aucune preuve formelle, vous bénéficierez du doute!. Détrompez-vous, votre crime est prouvé comme si vous en aviez signé vous-même l'aveu!. ”
François-Réal Angers,
Les révélations du crime ou Cambray et ses complices
“ Qu’ils soient punis, quand ils sont coupables ; mais que du moins l’effet des lois ne soit pas d’augmenter leur nombre et de leur rendre le vice nécessaire. Quand vous demandez à ce criminel, dont on ne parle qu’avec horreur, l’histoire de sa vie, il vous répond : « La misère, une faiblesse, un écart d’un moment me porta à dérober un pain, un méchant habit ; la justice s’empara de moi, elle me jeta parmi de vieux délinquans qui me corrompirent ; elle me flétrit d’un supplice public, et de ce jour, diffâmé, repoussé de tous, il m’a fallu vivre de crimes. » ”
François Vallès, La Démocratie pacifique avant et après le vote pour la présidence… (1848)
“ Prenez y garde , messieurs, ca» cher la faute c'est appeler la faute; se taire, dans ce » cas, c'est un crime qui, pour n'être pas défini dans » nos codes, n'en frappe pas moins la société au coeur. « Concluez donc à la clémence, je le veux, mais ne » vous abstenez pas pour cela de faire le procès au » crime; flétrissez-le avec toute l'indignation d'un coeur » honnête, accablez-le sous la réprobation de votre juste » mépris; et surtout, méfiez-vous du prestige de la » popularité qui dévore les hommes et leurs bonnes » intentions. ”
