Maxime Du Camp

Élements biographiques

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp,  Revue des Deux Mondes

“ La Grèce est dans nos arts, dans nos mœurs, dans notre philosophie, dans notre entendement, dans notre poésie, dans notre éloquence; elle est dans toute civilisation, mais elle n’est plus en Grèce; son âme est devenue l’âme du genre humain. Si la Grèce et le christianisme n’avaient été, le monde serait peut-être encore à l’état sauvage, à l’âge de pierre de l’intelligence.
L’œuvre des hommes s’est émiettée sous les doigts du temps, mais la nature est restée la même ; la montagne, le défilé, la mer, le fleuve, sont toujours là, éternels témoins qui racontent.
”
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp,  Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle

“ Nous n’en sommes plus là : quoiqu’il y ait encore plus d’un malfaiteur à Paris, nous pouvons nous promener la nuit sans fusil sur l’épaule. Nos boulevards, nos quais, nos rues, nos ruelles, — encore trop nombreuses, — s’illuminent presque instantanément dès que le crépuscule s’assombrit. Les mille constellations qui brillent au sommet de nos candélabres ne valent pas la lumière du soleil, que Dubartas appelait « le grand-duc des chandelles », mais elles projettent du moins des lueurs rassurantes et donnent à la ville une sécurité que les temps anciens n’ont point connue. ”
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp,  Les Hallucinations du professeur Floréal

“ Je ne sais ; une éternité sans doute, car le temps me parut très long. Les yeux clos, raidissant toujours ma main dans son étreinte terrible, je regardais Célestrie, qui éclata d’un rire farouche. Puis peu à peu, par d’insensibles gradations, le calme se fit sur son visage ; à la colère qui l’animait tout à l’heure succéda une impression d’épouvante et de désespoir : de grosses larmes roulèrent sur ses joues, et, levant ses regards comme si elle eût voulu me voir, elle me dit d’une voix que secouaient des sanglots : « Ah ! mon pauvre homme ! qu’avons-nous fait ? » ”
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