Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle…

L’Italie, il faut le reconnaître, a eu tout autre chose à faire depuis longtemps qu’à cultiver les beaux-arts ; il n’est donc pas surprenant que sa peinture soit une image très affaiblie des chefs-d’œuvre que chacun aujourd’hui tient à honneur de connaître et d’étudier. Ses artistes les meilleurs sont presque nôtres, ils sont connus dans nos expositions, qu’ils suivent régulièrement, et où ils ont souvent obtenu des récompenses méritées ; ce sont eux jusqu’à présent qui jettent le plus vif éclat sur l’art moderne de l’Italie.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle…

Lorsque les esprits sommeillent et que les consciences se taisent, l’art est bien près de ne plus être. En matière d’art comme en matière de mode, nous donnons le ton à l’Europe ; on nous imite sans nous égaler, et nous n’avons pas trop le droit d’être fiers des élèves que nous faisons aujourd’hui.
L’école française, supérieure dans son ensemble aux autres écoles, est inférieure à elle-même, et ne pourrait produire actuellement aucune des œuvres que le commencement du siècle a vues éclore.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle…

En 1855, à l’exposition universelle, nous nous étions montrés avec un éclat qu’on n’a point oublié et qui avait dû singulièrement frapper les autres nations, car c’est surtout de ce moment que les peintres étrangers sont venus étudier, dans nos ateliers et prendre leur part de nos enseignemens et de nos récompenses. Depuis ce temps, la mort a été cruelle pour nous, elle a frappé sans relâche, abattant les meilleurs, tuant les généraux les uns après les autres, creusant des vides qui n’ont point été comblés et laissant notre armée d’artistes sans, chefs, sans discipline.
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