Résumé

Alfred Tainturier Le Salon de 1865 : artistes bourguignons et francs-comtois

Comment, sans cela, expliquer la présence des insignes impériaux, de ce grand manteau de velours et de ce riche tapis, dont l'ampleur et la chaude coloration contrastent d'une manière si malencontreuse avec le ton uniformément noir et la pauvreté des lignes du costume civil?
Combien plus satisfaisant, sous tous les rapports, est le portrait de Mme la vicomtesse de Ganay? C'est là, du moins, une œuvre d'une parfaite unité qui attire par sa franche harmonie et son élégante simplicité ; aussi faut-il croire qu'elle a pesé d'un grand poids dans la décision du jury, en faveur de M. Cabanel.
Source : Gallica

Alfred Tainturier Le Salon de 1865 : artistes bourguignons et francs-comtois

C'est encore de la peinture à l'eau de rose que celle de M. Amaury-Duval; son grand benet de Daphnis est bien assorti à cette Chloé, beauté niaise et fade qui a besoin de grandir pour développer ses formes grêles et impossibles. Dans cette donnée purement mythologique et idéale, j'aime mieux le paysage fantastique que M. Ranvier a donné pour cadre à son Education de Bacchus ; si le parti pris est faux et anti-réaliste, il y a, du moins, de la grâce et de l'élégance vraie dans le dessin délicat de ces nymphes qui donnent au jeune dieu sa première leçon de natation.
Source : Gallica

Alfred Tainturier Le Salon de 1865 : artistes bourguignons et francs-comtois

J'allais oublier M. Bellet du Poizat, un vaillant artiste qui, à ses débuts, je crois, avait envoyé à Dijon, en 1858, un tableau d'une allure fort originale, représentant des Compagnons charpentiers faisant leur tour de France. Il expose cette année une grande page, d'un effet très puissant et très dramatique : les Hébreux conduits en captivité. Tout l'effet de ce tableau est dans une coloration d'un jaune intense, comme une lueur d'incendie, et dans la physionomie étrangement farouche des cavaliers. Du dessin, mieux vaut n'en pas parler.
Source : Gallica

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