Champs-Élysées

Définition et enjeux

Histoire de Paris, l'ancien et le nouveau… (1879)

“ Cependant les Champs-Elysées étaient devenus une grande et belle promenade ; la ville débordait à droite et à gauche de la Seine, poussant en avant ses quais, ses rues, ses maisons de plaisance ; le flot arrivait déjà jusqu'à la place Louis XV, au moment où le grand siècle, qui avait passé là tout entier, partit, la laissant tout imprégnée de je ne sais quel parfum historique. A cette vie quelque peu factice, qu'on ne pouvait guère reconstruire que de sentiment, va succéder une vie réelle avec des dates positives, des noms propres qui ne seront plus de fantaisie. ”
Source : Gallica

Paul Jouhanneaud,  Beautés de l'histoire des voyages anciens et modernes (1861)

“ Il n'y a ni montagnes ni collines qui arrêtent la vue; tout le pays s'élève doucement, jusqu'à trente ou quarante milles de la côte, comme un large et magnifique amphithéâtre, d'où les yeux se promènent jusqu'à la mer. Plus on avance, plus on le trouve peuplé. C'est la véritable image des Champs-Elysées ; du moins les voyageurs osent donner ce nom à cette belle contrée, sans réfléchir qu'un pays où l'on trafique sans cesse de la liberté des hommes rappelle plutôt l'idée de l'enfer que celle de l'Elysée. ”
Source : Gallica

Victor Hugo devant l'opinion : presse française… (1885)

“ Eh bien, si grandiose que fût ce cortège, ce n'est pas lui qui a été la grandeur de cette grande journée.
Ce qui en a été la grandeur inouïe, c'est la foule.
Les Champs-Elysées étaient déjà prodigieux. On se pressait à s'étouffer sur les deux chaussées et dans les rues qui y aboutissent. La rue Balzac était une avalanche humaine. Mais ce qui était inimaginable, c'était la place de la Concorde. Les ChampsElysées étaient le fleuve, elle était la mer.
”
Source : Gallica

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