Résumé

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert Les Amants du Père-Lachaise, par Clémence Robert (1869)

Et un homme roula sur la terre.
Evariste tressaillit, oubliant tout à fait la réserve qu'il devait garder, il s'élança sur le lieu du combat.
Il était si ému, si tremblant, que sa vue troublée ne distingua pas de suite l'un et l'autre adversaire.
Pourtant il regarda mieux. L'homme masqué était debout devant lui. C'était donc Louis Cadoudal qui avait succombé.
Le pauvre Evariste s'était fait plus dur et vindicatif qu'il n'était; cette mort qu'il avait, bien hautement appelée sur Cadoudal, lui faisait horreur, maintenant qu'elle lui avait si vite et si bien répondu.
Source : Gallica

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert Les Amants du Père-Lachaise, par Clémence Robert (1869)

Pour Evariste, à cette heure même où il allait se battre avec Cadoudal, il y avait en lui bien moins de force vengeresse ; le bon artiste faisait effort à sa nature pour haïr et punir une fois dans sa vie. Il avait le soir le hasard d'un combat à son service, pourtant sa haine, moins vivante, était peut-être aussi moins redoutable pour l'ennemi commun que celle de Lucie, de cette jeune femme privée de toute arme contre un tel adversaire.
Source : Gallica

Portrait de Clémence Robert Clémence Robert Les Amants du Père-Lachaise, par Clémence Robert (1869)

Angèle, qui venait là tous les jours, ne voyait dans cet imposant monument que la sépulture de Raymond, le buste de Raymond.
Elle pouvait se livrer à l'aise à la contemplation de cette image.
Avec sa nature impressionnable, et passablement exaltée, elle avait reçu de la tragique histoire du jeune officier une impression profonde ; la beauté de Raymond, dont elle subissait le charme sans s'en rendre compte, avait fait le reste ; elle s'était mise à aimer ce jeune et noble mort qui habitait dans sa solitude, et les jours précédents elle avait osé lui écrire.
Source : Gallica

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