Résumé

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Tancrède de Chateaubrun, par Gabriel Ferry…

Camélia , sois la bienvenue dans ma pauvre cellule ? En disant ces mots, Camélia se laissa tomber dans un fauteuil. — Si jadis j'ai méconnu votre amour, si par mes exigences folles j'ai contribué à votre malheur, à votre ruine, oh ! vous êtes bien vengé maintenant ! — Camélia, ma chère enfant, mon coeur ne contient...
— Pas de rancune, pas de haine, n'est-ce pas? — interrompit Camélia.—Oh ! j'aimerais mieux la haine que l'indifférence... la haine n'a-t-elle pas quelque parenté avec l'amour?
— Je suis mort à l'amour comme à la haine, — dit tristement Tancrède
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Tancrède de Chateaubrun, par Gabriel Ferry…

Tancrède à l'égard de sa fortune. La végétation, développée par l'ardeur précoce du soleil, était presque dans tout son lustre ; on se serait cru au mois de juin, au coeur de l'été, si l'atmosphère n'eût été embaumée de ce parfum printânier qu'apportent seules sur leurs ailes les brises d'avril et et de mai. La nature, pas plus que les sens de l'homme, ne se méprennent à ces chaleurs précoces. Celles de juin énervent le corps, celles d'avril le vivifient. Les brises d'été conseillent le sommeil, les brises du printemps conseillent l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Tancrède de Chateaubrun, par Gabriel Ferry…

Tancrède ne voyait plus rien. Bientôt cependant un rayon de soleil doux et pur comme celui qui tombe d'une échappée de feuillage sur la mousse des bois perçait l'épaisseur des ténèbres ; ce rayon de soleil se transformait en une jeune et belle femme ; c'était celle aux cheveux blonds. A sa vue, il se sentait remonter jusqu'au niveau du sol. Puis Camélia et Mme de Lutzeff avaient disparu, et il n'y avait plus sous les lilas que ce rayon de soleil un instant entrevu et qui avait repris sa forme première.
Source : Gallica

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