Résumé

Charles d' Eberstein Argent et tourelles, par le Bon d'Eberstein

Courtin soupira avec effort, comme un homme dont la poitrine oppressée vient de retrouver un peu d'air.
Monsieur de Lignerel demeura immobile.
Gaston s'élança dans la direction de la voix. Il n'était pas encore à l'entrée du taillis qu'un homme en sortait. C'était Bérard.
— Fini? demanda-t-il en frémissant d'inquiétude à l'aspect du visage décomposé de Gaston.
— Non, monsieur; venez, oh! venez. Bientôt les témoins entourèrent Bérard.
— Messieurs, dit-il, ce duel n'aura pas lieu; ce duel est impossible : vous ne le permettrez pas.
Source : Gallica

Charles d' Eberstein Argent et tourelles, par le Bon d'Eberstein

Monsieur de Planoy changea aussitôt de visage. Les muscles de la face se détendirent; l'oeil se voila et s'éteignit; un sourire presque paterne effleura la bouche. On devinait, à cette subite métamorphose, que l'homme de bronze et de fer se trouvait beaucoup moins à l'aise devait une volonté résolue,
— Gaston, dit-il, vous ne pouvez me supposer la pensée d'abuser du droit, purement moral, que je tiens de ma tendresse pour vous. Vous m'avez mal compris. Si j'ai dit que ce mariage se ferait, c'est qu'il est impossible qu'il ne se fasse point. Ecoutez, et jugez vous-même.
Source : Gallica

Charles d' Eberstein Argent et tourelles, par le Bon d'Eberstein

La noble attitude de monsieur de Lignerel, les quelques mots du comté Maretti, la manière dont Edgar parlait des Rocheroux, — tout ne se réunissait-il pas pour éveiller les soupçons les plus étranges ?
Et s'il s'était trompé, lui, Courtin? — S'il avait exposé la vie de deux hommes pour défendre une chose qui n'existait pas : l'honneur des Rocheroux ?
Joseph avait essayé vainement de ronger une aile de volaille : un verre d'excellent « cognac » avait trouvé son estomac plus docile, Quelle émotion eût pu jamais brouiller l'estomac de Joseph avec une si intime et si vieille connaissance?
Source : Gallica

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