Pierre Véron, Les araignées de mon plafond (1880)
“ Son œil, langoureusement investigateur, scrute la haie des curieux pour y chercher les représentantes du beau sexe. S'il en aperçoit une de sa connaissance, il s'élance, la bouche en cœur, et, faisant une révérence en demi-cercle, entame un caquetage au patchouli. Puis il reprend ses glissements onduleux, va porter à quelque autre nymphe sur le retour ses salutations parfumées, ricochant ainsi de madrigal en madrigal, jusqu'à la salle, où il fera des effets de pieds ou de mains devant les tribunes. ”
