Pierre Véron

Élements biographiques

Pierre Véron Les pantins du boulevard (1868)

Rien de plus aisé : comme Sosie, il est volontiers ami de tout le monde.
Par exemple, il est envers tout le monde de la même franchise, ce dont quelques-uns s'offensent quand ils devraient le remercier.
De quels écueils ne préserverait-il pas, si on l'écoutait!
Au parvenu qui se chamarre de bijoux et toise le passant du haut de ses arrogances millionnaires, il dirait que ces splendeurs de mauvais aloi trahissent, au lieu de la cacher, son humble origine ; que l'arrogance est le synonyme de petitesse, et que ceux qui regardent de haut sont d'ordinaire ceux qui sont partis de bas.
Source : Gallica

Pierre Véron Le panthéon de poche

BERNHARDT (Mademoiselle SARAH) —De la passion, du charme, un tempérament de comédienne enfin, auquel seulement souvent l'étude fait parfois un peu défaut.
Les grincheux se plaignent que son talent ait des inégalités et que son corsage n'en ait pas.
BONHEUR (ROSA) —Moi, j'admire toujours comme une exception une femme qui peint autre chose que sa figure.
Il est vrai que presque toutes celles qui ont du talent ressemblent à des hommes.
Source : Gutenberg

Pierre Véron Paris s'amuse (1861)

LA BOITE DE PANDORE
Quand le diable devient vieux, il se fait ermite.
Un livre qui tire à sa fin a bien le droit d'être sérieux — dans ses dernières pages.
Donc, voici le sac vidé, — et l'inventaire n'est pas des plus édifiants. Mais au fond de la boîte de Pandore était enfouie l'espérance; au fond de sa boîte à plaisirs, Paris cache la charité.
Ce plaisir, ceux qui le goûtent ne me pardonneraient pas de vous en divulguer les douceurs.
Leurs joies sont comme leurs bienfaits, — elles aiment l'incognito.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature