Élie Frébault

Élements biographiques

Élie Frébault La vie de Paris : guide pittoresque et pratique du visiteur (1878)

Le Champ de Mars.
La première chose à voir pour celui qui arrive, c'est évidemment le boulevard.
Le boulevard, c'est la physionomie du Paris qui passe, c'est l'endroit où le Parisien flâne tous les jours de quatre à six heures, et tous les soirs de dix heures à minuit; où l'on rencontre les jolies femmes; où se débitent les fausses nouvelles ; où se décide le succès de la pièce qui vient d'être jouée et la fortune du livre que Dentu vient d'éditer.
Le boulevard, c'est là où se trouvent le café Anglais, le perron de Tortoni, et tout ce qu'il y a de Parisien dans Paris.
Source : Gallica

Élie Frébault Les maisons comiques (1868)

Ses manières sont plus d'un aristocrate qu'il ne le croit lui-même : ce capitaine des déclassés ne va pas au café, ne prend pas l'absinthe, se couche à neuf heures, se lève à cinq, s'ennuie dans les petites orgies de famille, dort dans son fauteuil au théâtre, se moque de tout ce qu'on peut écrire pour ou contre sa vie ou ses œuvres : très-désolé qu'un duel qui eut du retentissement l'ait fait passer pour un spadassin, parce qu'il se figure qu'on n'ose pas dire de lui tout ce qu'on pense, par crainte de sa brutalité.
Source : Gallica

Élie Frébault Scène X

Alors j’arrive ici avec une idée de coiffure luxuriante. Un vieillard obèse me presse sur son thorax, me frappe sur l’épigastre, m’entretient d’une foule de choses incohérentes, s’empare de mon paquet et me fait asseoir à cette table... c’est un galimatias à n’y rien comprendre. De deux choses l’une : ou ce vieillard est dans un violent état d’aliénation mentale, ou il a la bosse de l’hospitalité étrangement développée... Enfin, ce jambon est excellent... ce vin se laisse boire... Le vieux m’a dit de ne pas me gêner. (Il mange et boit.) Mais, la mariée ?... sa coiffure ?
Source : Wikisource

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