“ Vous savez avec quelle difficulté un Parisien s’arrache de Paris, et comme la plante humaine pousse de profondes racines à travers les fentes de son pavé. Je restai bien trois mois à me décider à ce voyage de quinze jours. ”
Parisien
Définition et enjeux
Le terme « parisien » désigne une identité culturelle et sociale spécifique, liée à la ville de Paris et à ses habitants. Cette notion a été abordée par de nombreux auteurs, qui en ont mis en évidence les particularités : Théophile Gautier met en avant l’attachement profond des Parisiens à leur ville, Jules Janin célèbre leur fierté dans l’ordre et la propreté urbaine, tandis que Jules Michelet la relie au symbole national.
Honoré de Balzac, lui, souligne la singularité des attentes des Parisiens face au monde extérieur. Ces visions révèlent une identité complexe, à la fois ancrée dans le local et irradiant au-delà des frontières.
Citations sur “Parisien”
“ Et là, voyant les marronniers en fleurs, les plates-bandes en boutons, le gazon dans son bel habit vert des jours de fête, tous ces enfants qui dansent, toutes ces jeunes filles qui rient doucement, le Parisien se dit à lui-même avec orgueil : — Vive la charte, la garde nationale et le préfet de police ! Ma bonne ville de Paris est en effet la ville la mieux peignée, la mieux lavée, la mieux vêtue et la plus chaste de l’univers ! ”
Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Qui dit Paris, dit la monarchie tout entière. Comment s’est formé en une ville ce grand et complet symbole du pays ? Il faudrait toute l’histoire du pays pour l’expliquer : la description de Paris en serait le dernier chapitre. Le génie parisien est la forme la plus complexe à la fois et la plus haute de la France. ”
Juliette Adam,
Le siège de Paris
“ Tout est privation, douleurs, torture même, et Paris conserve sa gaieté ! Tout est bouleversement, ruine, et, seul, le caractère parisien, si ondoyant parfois, cette plume au vent, demeure ferme, courageux, inébranlable ! ”
“ Quand Paris s’est mis ainsi, calme et joyeux, dans ses atours du dimanche, quand il n’y a ni boue ni bruits dans ses rues, alors en effet vous trouver que c’est la plus belle ville du monde. Le Parisien, tout fier de sa ville prend sa femme et sa fille à son bras, et ils s’en vont les uns et les autres, sans même relever leur robe d’indienne, dans les villages environnants, ou tout au moins au jardin des Tuileries si l’honnête famille est voisine du Luxembourg, au jardin du Luxembourg si elle est voisine des Tuileries. ”
Alexandre Dumas,
Paris et les parisiens au XIXe siècle…
(1856)
“ Être parisien, cela est difficile î et beaucoup sont nés entre la barrière du Trône et la barrière de l'Étoile, qui ne passeraient pas sur le boulevard de Gand sans être signalés comme des barbares ou des provinciaux. Paris ne consiste pas seulement dans l'étalage de ses boutiques, les glaces de ses cafés, le cuivre estampé de ses théâtres, la scintillation de son gaz, le grondement sourd de ses voitures qui ne s'endort pas plus que celui de la mer,.les merveilles de ses musées, les trésors de ses bibliothèques, les nuits échevelées de son carnaval qui a remplacé celui de Venise ”
Maxime Du Camp,
Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle
“ Elle sait que le Parisien est étourdi, imprudent, ivrogne et bravache, qu’il monte dans les canots dont il ignore l’équilibre, qu’il se baigne sans savoir nager et qu’il s’endort parfois avec insouciance sur les parapets. ”
Honoré de Balzac,
Scènes de la vie privée
“ Le Parisien s'étonne que tout ne soit pas partout comme à Paris, et le Français, comme en France. ”
Albert Wolff, La gloriole : mémoires d'un parisien (1888)
“ Nous voici partis ; sur huit touristes du coupé, qui est bondé, quatre découpent un roman de Zola ; les quatre autres lisent le Maître de Forges de Georges Ohnet. Pour de l'imprévu, en voilà; de plus, autant de villes devant lesquelles nous passons, autant de panoramas. Toujours la même bâtisse stupide et toujours la. bataille de Saint-Privat. Le Parisien devient rêveur. C'est bien du Parisien qu'on peut dire qu'il emporte la patrie à la semelle de ses souliers ; on croit fuir Paris, et il vous accompagne. Il est partout, dans toutes les villes et sur toutes les affiches de spectacle. ”
Le guide "parisien" : connaître Paris…
“ Car, tu ne l'ignores pas que si Paris est la VilleLumière où viennent tourbillonner tous les papillons du monde, les yeux charmants des Parisiennes sont les cent mille petites lumières qui attirent tous les amoureux de l'Univers, et c'est là qu'un guide précis est nécessaire. ”
Delphine de Girardin,
Lettres parisiennes
“ Vous comprenez qu’on n’est pas encore tout à fait provincial quand on a chez soi l’auteur des Scènes de la vie parisienne, l’auteur des Mystères de Paris, l’auteur de Notre-Dame de Paris... Il y a plusieurs manières d’être Parisien. ”
Jacques Bonhomme,
Qu'est Paris en France ? Absolument tout…
(1871)
“ En fait, il y a longtemps que le raisonnement à banni la raison de Paris, et qu'à bien peu d'exceptions près, tout particulièrement honorables, un Parisien déraisonne absolument dès qu'il se mêle de vouloir raisonner. ”
Émile Zola,
La Curée
(1879)
“ — Vous avez fait des miracles, dit Saccard. Paris est devenu la capitale du monde. - Oui, c'est vraiment prodigieux, interrompit M. Hupelde la Noue. Imaginez-vous que moi, qui suis un vieux Parisien, je ne reconnais plus mon Paris. Hier, je me suis perdu pour aller de l'Hôtel de Ville au Luxembourg. C'est prodigieux, prodigieux !. Il y eut un silence. Tous les hommes graves écoutaient maintenant. — La transformation de Paris, continua M. Toutin-Laroche, sera la gloire du règne. Le peuple est ingrat : il devrait baiser les pieds de l'empereur. ”
Marcel Poëte,
La promenade à Paris au XVIIe siècle…
(1913)
“ Quiconque est à Paris croye qu'il est partout Et qu'il voit l'univers de l'un à l'autre bout. Voir l'univers, les champs, à travers Paris, c'est bien là la donnée de l'époque. Bref, pour le Parisien endurci : Paris est si charmant et si délicieux Qu'il n'en faudroit partir que pour aller aux cieux. ”
Théodore Nisard, Du plain-chant parisien : examen critique des moyens les plus propres d'améliorer et de populariser ce chant… (1846)
“ Sous ce rapport donc, Monseigneur, la popularisation du plainchant parisien estj impossible. Paris est le point central où viennent aboutir toutes les intelligences, toutes les activités; c'est le rendez-vous, non d'un peuple, mais de tous les peuples. ”
Octave Mirbeau,
Journal d'une femme de chambre
“ Mes maîtres appartenaient à ce qu’on est convenu d’appeler le grand monde parisien ; c’est-à-dire que Monsieur était noble et sans le sou, et qu’on ne savait pas exactement d’où sortait Madame. ”
“ Chapitre II Double quatuorCes Parisiens étaient l'un de Toulouse, l'autre de Limoges, le troisième de Cahors et le quatrième de Montauban; mais ils étaient étudiants, et qui dit étudiant dit parisien; étudier à Paris, c'est naître à Paris.Ces jeunes gens étaient insignifiants; tout le monde a vu ces figures-là; quatre échantillons du premier venu; ni bons ni mauvais, ni savants ni ignorants, ni des génies ni des imbéciles; beaux de ce charmant avril qu'on appelle vingt ans. ”
C. Lavollée, Revue des Deux Mondes
“ Nous voudrions en dégager brièvement les résultats statistiques et extraire de ces longues colonnes de chiffres les renseignemens qui peuvent nous éclairer sur le sort de la portion la plus nombreuse de la population parisienne. Paris est bien réellement la cité universelle. Capitale d’un grand empire, Paris renferme dans son sein, par une concentration puissante, toutes les splendeurs, tous les attraits de la civilisation. Les lettres, les sciences et les arts y brillent d’un éclat sans égal. ”
Édouard Cadol,
Contes gais. Les belles imbéciles
(1867)
“ Ceux-ci étaient d'ailleurs les plus beaux fils du monde, la crème d'une société un peu mêlée, qui fait l'ébahissement de la province, et dont les éléments, venus des quatre coins du globe, baragouinant tous les jargons, sont maintenant les véritables Parisiens, depuis que Paris est devenu une sorte de bazar, la salle des pas perdus de l'univers. ”
“ Le Parisien voyage très peu, ne connaît pas d'autre langue que la sienne, ne lit pas d'autre littérature que la sienne1. Aussi a-t-il l'esprit très étroit et très suffisant. ”
Victor Hugo,
Paris à vol d’oiseau
“ Le Paris d’il y a trois cent cinquante ans, le Paris du xve siècle était déjà une ville géante. Nous nous trompons en général, nous autres Parisiens, sur le terrain que nous croyons avoir gagné depuis. ”
Victor Fournel,
Paris nouveau et Paris futur
“ Les Parisiens, dit-on, admirent beaucoup leur nouvelle ville; on assure que les étrangers nous l'envient; les provinciaux nous apportent leur extase de tous les bouts de la France. J'ai lu dans le Constitutionnel, et dans plusieurs journaux également accrédités, auxquels un publiciste fameux a prêté récemment un concours inattendu, que la transformation de Paris est le miracle du siècle; il est d'usage de n'en point parler, dans les cantates et dans les discours qui ont gardé la tradition du grand style oratoire, sans y joindre l'épithète de prodigieuse, ou tout au moins d'admirable. ”
Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ Paris se prépare à redevenir comme dans d’autres temps la ville universelle où l’on entendra toutes les langues et où l’on verra tous les costumes. Paris, pour quelques mois, va appartenir à tout le monde excepté aux Parisiens. ”
Albert Wolff, La gloriole : mémoires d'un parisien (1888)
“ Nous valons mieux que les deux hautes noces impériales et républicaines et, tout en traversant une époque sévère, Paris ne me semble pas assez compromis pour qu'il faille à jamais douter de son avenir. ”
Théodore de Banville,
Contes pour les femmes : scènes de la vie
(1881)
“ Paris, ville, quoi qu'on en pense, désintéressée de la politique et nullement industrielle, produit des poèmes, des tableaux, des opéras, et aussi, chose plus rare et plus difficile à trouver, des Parisiens, et voilà tout. ”
Joseph Pain, Nouveaux tableaux de Paris, ou Observations sur les moeurs et usages des parisiens au commencement du XIXe siècle… (1828)
“ Cette proposition n'avait pas laissé que de m'inquiéter : on sait que les Parisiens sont ceux qui connaissent le moins la ville qui les a vus naître. Les affaires ou les plaisirs s'emparent de nos journées ; les distances s'augmentent tous les jours, et l'on remet sans cesse au lendemain. ”
Théophile Gautier,
Zigzags
(1856)
“ mais en voilà bien assez pour prouver aux Parisiens, qui se flattent d'avoir une capitale, combien est profonde leur erreur. Il leur faut encore mille ans pour égaler seulement Londres, et Dieu sait que nous ne sommes pas anglomane ! ”
Jean Edme Paccard, Mémoires et confessions d'un comédien (1839)
“ Chaque jour l'on entend décrier le Parisien en présence des Parisiens euxmêmes : ceux-ci laissent dire , laissent faire , laissent les rusés et déliés provinciaux s'emparer dextrement des meilleures places., des emplois les plus beaux et les plus lucratifs ”
“ Avec les provisions détournées l’équipage eut pu vivre pendant huit jours. — Allons, allons, murmura Loriot, il y a un bon Dieu pour les honnêtes gens, et rira bien qui rira le dernier. Sur cette conclusion, le brave Parisien quitta le navire et s’en fut réintégrer son hamac. Le lendemain, lorsque le sifflet du maître d’équipage eut fait lever les matelots, Loriot prit Valentin par le bras et, tout en causant à haute voix de choses indifférentes, il s’approcha de l’endroit qui servait de cabine au capitaine et à son ami. ”
Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris
(1831)
“ S’il pouvait nous être donné à nous, hommes de 1830, de nous mêler en pensée à ces parisiens du quinzième siècle et d’entrer avec eux, tiraillés, coudoyés, culbutés, dans cette immense salle du Palais, si étroite le 6 janvier 1482, le spectacle ne serait ni sans intérêt ni sans charme, et nous n’aurions autour de nous que des choses si vieilles qu’elles nous sembleraient toutes neuves. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Un des spectacles où se rencontre le plus d’épouvantement est certes l’aspect général de la population parisienne, peuple horrible à voir, hâve, jaune, tanné. ”
Gustave Flaubert,
Œuvres de jeunesse
“ Les maisons, ce jour-là, étaient tendues, les rues étaient jonchées de fleurs, les toits, les fenêtres, les greniers étaient remplis de toute cette multitude de bons Parisiens qui de tout temps s’est arrêtée avec curiosité pour voir un chien qui se noie ou un roi qui passe. ”
Théodore de Banville,
Contes féeriques : scènes de la vie
(1882)
“ Quand le soir est venu, les Parisiens sont si heureux d'être libérés du travail diurne que, tout en se promenant, ils ruminent comme des bœufs, heureux et stupéfaits, et alors on peut bien démolir Paris sans qu'ils s'en aperçoivent. ”
Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris
(1831)
“ Il y a aujourd’hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les parisiens s’éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l’Université et de la Ville. ”
François Coppée,
Promenades et intérieurs
“ Nostalgie parisienneBon Suisse expatrié, la tristesse te gagne, Loin de ton Alpe blanche aux éternels hivers; Et tu songes alors aux prés de fleurs couverts, À la corne du pâtre, au loin, dans la montagne. Lassé parfois, je fuis la ville comme un bagne, Et son ciel fin, miré dans la Seine aux flots verts. Mais c'est là que mes yeux d'enfant se sont ouverts, Et le mal du pays me prend, à la campagne. Le vrai fils de Paris ne regrette pas moins Le relent du pavé que, toi, l'odeur des foins. Montagnard nostalgique, — il faut que tu le saches, — Mon coeur, comme le tien, fidèle et casanier, ”
George Sand,
Le Diable à Paris
(1845-1846)
“ OPINION SUPERIEURE ET PREFERABLE A TOUTES LES OPINIONS, OU HISTOIRE DE LA PARISIENNE. On suppose assez généralement qu'elle.est née à Paris ; c'est là une première erreur. Paris est d'abord la ville de tout le monde, et ensuite, quand il y a de la place, la ville des Parisiens. Ce gracieux type de la civilisation, cette femme exquise entre toutes les femmes, celle dont on cite l'esprit à Saint-Pétersbourg et dont on imite les manières à Kanton ; celle qui n'a pas un caprice qui ne devienne une loi dans tous les endroits de la terre où se trouve un salon, la Parisienne, enfin, prend nais- ”
Honoré de Balzac,
La Fausse Maîtresse
“ Ces deux parties formeront alors une même histoire qui, par une loi particulière à la vie parisienne, avait produit deux actions distinctes. ”
Honoré de Balzac,
Oeuvres de H. de Balzac. Tome 3
(1852)
“ Néanmoins, la jeune parisienne prit une sorte de plaisir à entrer dans cette solitude profonde, et dans le silence solennel de la province. ”
Léon-Paul Fargue,
Le Piéton de Paris
“ Un détail de toilette, un accent, une vibration, un rien dans l’à-propos poussaient inévitablement ces traiteurs et ces fonctionnaires à s’écrier : — Parbleu, c’est une Parisienne ! ”
Guy de Maupassant,
Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 11
“ Messieurs les écrivains qui sont tous parisiens nous chantent la Parisienne sur tous les tons, parce qu’ils ne connaissent qu’elle, mais je déclare, moi! que la provinciale vaut cent fois plus, quand elle est de qualité supérieure.La provinciale fine a une allure toute particulière, plus discrète que celle de la Parisienne, plus humble, qui ne promet rien et donne beaucoup, tandis que la Parisienne, la plupart du temps, promet beaucoup et ne donne rien au déshabillé.La Parisienne, c’est le triomphe élégant et effronté du faux. La provinciale, c’est la modestie du vrai. ”
Honoré de Balzac,
La Comédie humaine - Volume 12…
(1868)
“ Donc, jamais deux industriels de plus mauvais genre, de plus mauvaises mœurs, plus ignobles de tournure, ne s’associèrent pour faire un plus sale commerce. Comme fonds de roulement, ils comptaient cette espèce d’argot que donne la connaissance de Paris: la hardiesse que donne la misère, la ruse que donne l’habitude des affaires, la science que donne la mémoire des fortunes parisiennes, de leur origine, des parentés, des accointances et des valeurs intrinsèques de chacun. ”
Léon-Paul Fargue,
Le Piéton de Paris
“ Nous serons bientôt obligés d’inventer des centenaires pour rappeler aux mémoires parisiennes l’existence de ces quartiers qui disparaissent. ”
Les Tyrtéennes (1872)
“ Mais le Paris aimé du sévère penseur, Le Paris glorieux, le Paris travailleur, Le Paris, creuset pur où bout l'airain sublime, Dont le jet doit couler en fleuve, de sa cime, Pour se figer au moule avec sa chair pétri ; Mais la ville dont rien de sacré n'a péri; Mais le flambeau, soudain rallumé, du génie; Mais l'héroïsme, ayant, dans sa longue agonie, Retrouvé de l'ardeur pour de nouveaux combats; Mais la forge propice à tremper des soldats; Mais ce qu'on nous envie et ce que rien n'égale Au monde : le Paris lumière et capitale! ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ Le gamin exprime Paris, et Paris exprime le monde. Car Paris est un total. Paris est le plafond du genre humain. Toute cette prodigieuse ville est un raccourci des mœurs mortes et des mœurs vivantes. Qui voit Paris croit voir le dessous de toute l’histoire avec du ciel et des constellations dans les intervalles. Paris a un Capitole, l’Hôtel de ville, un Parthénon, Notre-Dame, un Mont-Aventin, le faubourg Saint-Antoine, un Asinarium, la Sorbonne, un Panthéon, le Panthéon, une Voie Sacrée, le boulevard des Italiens, une Tour des Vents, l’opinion ”
Théophile Lavallée, Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850
“ Paris s'est fait de sa vieille ceinture murale une écharpe verdoyante, pleine d'éclat et de séductions, tantôt large et tranquille, tantôt étroite et remuante, qui semble flotter, se gonfler, se serrer au gré capricieux de la mode et de la civilisation, et dont les deux bouts vont tremper dans la Seine, l'un près de la place où la révolution a commencé, l'autre près de la place où ses plus terribles événements se sont accomplis. Que de tumultes et de fêtes, que de triomphes et de douleurs, que de mascarades et de convois funèbres, que de rassemblements et de combats ont vus les boulevards! ”
