Théodore de Banville

Théodore de Banville

Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Contes féeriques : scènes de la vie (1882)

Sans compter que vous avez rendu mon Jocrisse fou d'amour! Et que voulez-vous que j'en fasse à présent?
Zameith ! dit la fée Tyro, il fallait qu'il m'aimât pour devenir l'homme qu'il doit être ; car, sans ce rêve qui le berce, le dégoût du théâtre l'aurait tué.
Mais je resterai pour lui une vision éblouie, et il n'entendra jamais le son de ma voix. Quant à vous, ma présence ici ne vous eût apporté que du bonheur.
— Dame! fit Jaquerod ébranlé, je ne dis pas. Si, par exemple, Gilquin revenait! — Il reviendra à onze heures et demie, dit la Fée. Il est en ce moment
onze heures et quart.
Source : Gallica

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Contes féeriques : scènes de la vie (1882)

Tandis qu'ils parcouraient l'avenue des Champs-Elysées, aux longues guirlandes de lumière, Paul Cingal, tenant les mains finement gantées de madame de Festa, n'éprouvait pas le besoin de lui parler; sans le secours du langage, il sentait que leurs pensées se communiquaient, se mêlaient étroitement, pleines d'un amour immense, tranquille, heureux d'être; il respirait avec une joie infinie les parfums de la robe de bal, des gants, de la blonde chevelure, et s'enchantait dans le silence, en voyant les lèvres de la bien-aimée resplendir comme le rapide éclair d'une flamme rougissante.
Source : Gallica

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Contes féeriques : scènes de la vie (1882)

Au milieu de la nuit, comme elle dormait profondément, il trouva les clefs, fouilla les tiroirs, et s'empara du diamant; mais à
ce moment-là môme il vit la courtisane qui s'était réveillée, et qui le regardait de ses yeux grands ouverts. N'ayant pas le choix des moyens, il lui planta un couteau dans le cœur et s'enfuit. Quand Michal toucha la splendide pierre d'azur, elle s'éveilla, vécut, ressuscita, et pendant tout le reste de la nuit l'usurier savoura l'immense ravissement de la voir rose, gaie, souriante, parlant d'une voix charmée et délicieusement heureuse.
Source : Gallica

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