Théodore de Banville,
Contes féeriques : scènes de la vie
(1882)
“ Sans compter que vous avez rendu mon Jocrisse fou d'amour! Et que voulez-vous que j'en fasse à présent? — Zameith ! dit la fée Tyro, il fallait qu'il m'aimât pour devenir l'homme qu'il doit être ; car, sans ce rêve qui le berce, le dégoût du théâtre l'aurait tué. Mais je resterai pour lui une vision éblouie, et il n'entendra jamais le son de ma voix. Quant à vous, ma présence ici ne vous eût apporté que du bonheur. — Dame! fit Jaquerod ébranlé, je ne dis pas. Si, par exemple, Gilquin revenait! — Il reviendra à onze heures et demie, dit la Fée. Il est en ce moment onze heures et quart. ”
