Madame Mallès de Beaulieu, Le Robinson de douze ans (1882)
“ Mes tasses de coco, car je sais à présent que c'est le nom de ce fruit précieux, me furent fort utiles pour puiser de l'eau dont j'arrosai ma plantation, non sans de grandes fatigues ; n'ayant que de si petits vases, je faisais chaque jour plus de trente fois le chemin jusqu'au plus prochain ruisseau. Rien n'était capable de me rebuter ; je travaillais avec un courage infatigable, et je craignais tellement de perdre un moment, que je vivais avec la plus grande sobriété. Des huîtres, des glands et quelques noix de coco étaient ma seule nourriture, parce qu'elle ne demandait pas d'apprêt. ”
