Constant Améro

Élements biographiques

Constant Améro,  Miliza : histoire d'hier (1894)

“ Tais-toi! Tais-toi!. N'en dis plus un mot!. La vie t'est-elle devenue à charge?.
Dans ce tumulte, au milieu de ces bras agités, de ces cris de colère, Miliza était comme dans une fournaise. Ses joues empourprées accusaient ses efforts pour empêcher son grand-père d'être bousculé, poussé hors du han.
Stoïan frappa avec force sur son genou, visiblement satisfait d'en avoir pu tant dire. Il comprenait ce qui se passait, et il en tirait un bon augure pour le résultat de sa tentative. Miliza, comme tous, saisissait l'ironie cruelle
du langage tenu par le vieillard.
”
Source : Gallica

Constant Améro,  Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

“ Ces sombres et noirs rochers, au pied desquels est une mer enchaînée par une glace immobile et séculaire, les chaînes de montagnes de glace qui courent à sa surface, éclairées par les pâles rayons d'un soleil qui s'élève à peine au-dessus de l'horizon, l'absence de tout ce qui a vie, enfin, le silence de mort qui règne en ces lieux, inspirent l'épouvante : tout dit au voyageur qu'il a franchi la limite du monde habitable! ”
Source : Gallica

Constant Améro,  Aventures de trois fugitifs : la vie en Sibérie (1881)

“ Leurs yeux à demi éteints laissaient retomber leurs paupières comme pour le sommeil de la mort. Ils surgissaient et disparaissaient tout à coup derrière une roche, s'enfonçaient comme des fantômes dans des galeries obscures. Et l'on entendait de temps à autre le sifflement du fouet d'un caporal s'abattant sur des côtes osseuses, et des rugissements arrachés par la douleur.
Yégor avait été poussé au fond d'une galerie commencée. Seul, dans ce trou étroit, comme dans un caveau de pierre, il lui semblait avoir été enterré vivant ! Il se sentait étouffer.
”
Source : Gallica

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