Auguste Baron

Élements biographiques

Auguste Baron,  Les merveilles de l'ancien monde et du nouveau… (1880)

“ Plus loin, c'est encore une plaine couverte de dalles comme l'intérieur d'un beau temple. La pierre succède au granit, et le marbre à la pierre.
Çà et là, des plantes vivaces, qui s'efforcent d'arrêter et de solidifier le sable, s'échappent du sein de la terre et charment un instant vos regards attristés. Dans ce vaste espace silencieux et inoccupé, se trouvent réunis, mais confondus dans un effroyable chaos, les débris d'une création antédiluvienne, ou les informes matériaux d'un monde que l'homme peut un jour façonner.
”
Source : Gallica

Auguste Baron,  Les derniers jours d'un soldat condamné à mort (1875)

“ Il pria longtemps, les yeux pieusement attachés sur le crucifix et la relique de la vraie croix qu'il tenait à la main. Mille fois il porta l'image de Jésus crucifié à ses lèvres, mille fois il la pressa sur son coeur; mais avec une expression d'amour si vive et si sincère qu'on ne saurait le croire sans en avoir été témoin... Nous le laissâmes ainsi longtemps à lui-même ou plutôt à Dieu. Ce que Dieu lui disait ou lui faisait sentir alors valait bien mieux que toutes nos paroles. Oh! comme on sent Dieu près de soi quand on se trouve ainsi sur le seuil de l'éternité!... ”
Source : Gallica

Auguste Baron,  Histoire de l'art dramatique (185.)

“ Voilà, en effet, la comédie ancienne. La gaieté qui y domine n'est pas, comme presque toujours parmi nous, le résultat de l'observation ; elle est plutôt une gaieté de tempérament et d'imagination. C'est la joie de l'enfant qui joue, qui se roule, qui bondit presque machinalement; c'est le rire fou qui nous prend à la vue de la gourmandise brutale, de l'ivresse, de la stupidité, de la couardise, d'une chute, d'un quiproquo. ”
Source : Gallica

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