Amarre

Définition et enjeux

Jean-Th. Layral,  Roc-Amadour : poésies historiques dédiées à monseigneur Bardou… (1861)

“ O vous qu'en sa tristesse implore Mon cœur à toute heure, en tout lieu, Mère de celui que j'adore, Marie ! ô mère de mon Dieu ,
Après lui ma douce espérance Et mon refuge le plus doux, Jamais le cri de ma souffrance En vain ne monta jusqu'à vous.
De mon amour bien faible gage, Daignez bénir ces pâles fleurs, Ecloses sous un vent d'orage, Qu'arrosèrent souvent mes pleurs.
C'est la foi, l'amour, l'espérance Qui les cueillit sous votre ciel ; C'est la douce reconnaissance Qui vient en parer votre autel.
”
Source : Gallica

Anonyme,  L’Étourdi, 1784 (1784)

“ Il avait les yeux en pleurs. Que ses regards étaient tendres & touchans ! Le plus profond soupir a été sa derniere expression.
Imaginez-vous dans quel état était mon ame ; cent fois elle a paru sur le bord de mes levres prête à s’enfuir. Ma mere qui était sortie aussitôt que le Chevalier, est rentrée un instant après. Elle m’a trouvé sans sentiment. Je ne suis revenue à moi qu’avec une fievre brûlante... Je suis dans les plus grandes souffrances : il faudrait aimer comme moi, une mere & un amant pour sentir tous les combats qui s’élevent dans mon cœur, entre l’amour & la nature.
”
Source : Wikisource

Portrait de Philippe Gille Philippe Gille,  Poésies de Philippe Gille. L'herbier (1897)

“ Sa poitrine se gonfle; une rougeur pudique, Aurore de l'amour qui s'élève du cœur, Vient empourprer son front de sa candeur mystique ; Une larme a brillé, symbole rédempteur 1 Mais non, tout disparaît, elle sourit encore!
Et rombre sous son voile étouffe la lueur!
Pour éclairer le monde il suffit d'une aurore, Il faut tout un soleil pour ouvrir une fleur!
”
Source : Gallica

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