Fièvre

Définition et enjeux

Édouard Auber,  De la fièvre puerpérale

“ « La fièvre, dit-il, est un effort synergique et salutaire ; cet effort consiste dans une réaction générale de l’organisme qui ayant une tendance et un but est, par cela même, une fonction. » Consultons M. Bousquet, un des maîtres les plus savants de l’Académie de médecine ; nous trouverons dans sa Thèse inaugurale cette définition saisissante, frappée au coin de la meilleure philosophie : « La fièvre, comme toute maladie, est une fonction accidentelle qui, semblable à toutes les fonctions, a une durée déterminée et une solution connue qui se manifeste par des signes propres et invariables. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Pierre Mille Pierre Mille,  Louise et Barnavaux (1912)

“ Quand il dormait pas, il disait qu’il avait la fièvre. La fièvre, tout le monde il l’a. La fièvre, c’est comme la faim, c’est naturel, c’est régulier, ça va et ça vient, on s’en fout, c’est une santé. Mais lui, Bonvin, il en pleurait. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Épictète Épictète,  Les Entretiens d’Épictète

“ Or, quand tu as la fièvre, qui t’empêche de mettre cet accord entre la nature et ta partie maîtresse? C’est ici le moment de faire tes preuves; c’est ici l’épreuve du philosophe; car la fièvre fait partie de la vie, comme la promenade, les traversées, les voyages par terre. Est-ce que tu lis en te promenant? — Non. — Eh bien, c’est la même chose quand tu as la fièvre. Si tu restes convenable, en te promenant, tu es ce que doit être un promeneur; si tu es convenable, en ayant la fièvre, tu es ce que doit être un fiévreux. Qu’est-ce donc qu’être convenable en ayant la fièvre? ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature