Résumé

Jean Bouillaud Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentielles… (1826)

La fièvre dite traumatique , qui accompagne les grandes blessures ou les plaies qui succèdent aux graves opérations de la chirurgie, offre ordinairement les caractères de la fièvre dite inflammatoire ou angio-ténique ; il en est de même de celle qui précède les maladies dites éruptives : eh bien ! si les sujets viennent à succomber aux accidents, soit de la fièvre traumatique, soit des fièvres dites éruptives, rien n'est plus commun que de rencontrer chez eux une inflammation plus ou moins étendue et plus ou moins intense de la membrane interne de l'appareil circulatoire.
Source : Gallica

Jean Bouillaud Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentielles… (1826)

Puisque la fièvre est un symptôme, et qu'un symptôme suppose nécessairement une lésion d'organe, on ne connaîtra jamais parfaitement la maladie désignée sous le nom de fièvre que du moment où la lésion organique qui fait partie de son essence sera connue elle-même. Mais, pour parvenir à la connaissance de cette lésion, il est évident qu'il faut emprunter le secours de l'anatomie pathologique, c'est-à-dire qu'il faut étudier les altérations plus ou moins profondes qu'ont subies les organes dont les fonctions ont été troublées.
Source : Gallica

Jean Bouillaud Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentielles… (1826)

La forme de gastro-entérite propre au développement de la fièvre putride une fois déterminée, il ne s'agit plus que d'expliquer comment elle engendre les symptômes putrides. Or, les débris ulcérés , les lambeaux gangréneux de la membrane muqueuse enflammée et désorganisée, la suppuration qu'elle fournit, toutes ces matières réunies aux excréments que peut contenir l'intestin , ne sont-elles pas propres à former un véritable foyer d'infection putride ?
Source : Gallica

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