Phlegmasie

Définition et enjeux

Portrait de Jean Civiale Jean Civiale,  Traité pratique sur les maladies des organes génito-urinaires… (1858-1860)

“ Ainsi, dans les sept observations que j'ai recueillies et publiées, de 1827 à 1837, ont été constatés les principaux caractères et les différentes phases de la phlegmasie dont je m'occupe, c'est-à-dire son invasion soudaine, sa marche insolite, ses symptômes locaux, ses phénomènes généraux, les uns insidieux, les autres plus ou moins alarmants ; sa mobilité, son aptitude à se porter subitement d'un point à un autre; sa terminaison fatale lorsque l'art n'intervient pas à temps, et les divers modes de traitement à employer. ”
Source : Gallica

François-Joseph-Victor Broussais,  De la théorie médicale dite pathologique… (1826)

“ Tant qu'il y a des symptômes de phlegmasie , il y a irritation ; mais les résultats locaux de la phlegmasie, comme la gangrène, pruvent survivre à l'une et à l'autre.
La phlegmasie est toujours une maladie ; l'irritation n'est le plus souvent, au contraire, qu'un phénomène de l'état de santé , sans tendance à l'inflammation, comme il arrive dans les érections ordinaires de nos organes (3) . Nous savons aussi bien que M. Prus que toutes les irritations ne sont pas inflammatoires
”
Source : Gallica

Hermann Pidoux,  Traité de thérapeutique et de matière médicale… (1875-1877)

“ Le praticien qui tirerait d'un même degré de fièvre dans une pyrexei et dans une phlegmasie les mêmes indications pour la saignée, tomberait dans des excès dangereux. La médecine des phlegmasies primitives est donc et doit être beaucoup plus active que celle des pyrexies, plus active surtout que celle des phlegmasies qui se développent dans leurs cours, et sur la marche desquelles l'art n'exerce qu'une action très-limitée. ”
Source : Gallica

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