ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ Il prive tes yeux de la lumière ; à quoi sert le collyre contre la cécité ? Tu es et resteras aveugle, et le collyre ne peut ranimer qu'un œil clairvoyant. Pour tes yeux voués aux ténèbres, à quoi bon les lunettes, ces yeux européens? Les sîn d'argent qui ornaient ton mîm étaient au nombre de trente-deux, la valeur de la lèvre (lab) dans Vabdjad; mais aujourd'hui, il y a de telles lacunes dans la série que personne n'en a plus4. Tu crois les cacher, ignorant que tu es, en les recouvrant de tes lèvres, soit que tu parles ou que tu gardes le silence, te causant mille torts à toi-même. ”
