Grand’Halte

Élements biographiques

Grand’Halte,  Les gaîtés d’un pantalon

“ Elle tressaillit et tourna le nez vers la droite. Les traits charbonneux de Joseph émergeaient de dessous la courte-pointe :
— Vou...grrri !... Passe-moi ma culotte !
Presque épouvantée, elle se rejeta en arrière, mais la tête de François avait jailli un peu plus :
— Mon grimpant, nom de Dieu !
Mme Cayon, le front sévère, reprisait un peu plus loin. Il lui semblait qu’un murmure confus montait jusqu’à elle, mais ingénument elle l’attribuait à l’animation de la rue Popincourt.
Léa était vexée ; aucun de ses amoureux n’avait eu assez de confiance en sa probité pour lui confier son pantalon.
”
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Grand’Halte,  Une femme nue à la caserne (1921)

“ Sur la pointe de ses bottes molles, à l’instar de l’assassin prêt à faire le coup du père Français, il s’élança à travers la pampa des corridors.
Et des dames l’aperçurent, le reconnaissant de loin, à sa silhouette souple, au mince galon d’argent, à sa moustache noire. Cela les incita sur-le-champ, à ralentir leur marche.
Parmi ces dernières se trouvait, par le plus heureux des hasards mistress Brickshole. Elle eut de brusques battements de cœur, ses nichons frétillants sautèrent sous la robe soyeuse et ses lèvres s’humidifièrent doucement.
”
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Grand’Halte,  Les gaîtés d’un pantalon

“ Dans l’appartement de Léa, il eut un sourire d’orgueil :
— Hein ! c’est opérer en douce, ça !
D’un œil rieur, il examina les fauteuils. Un voile de stupeur s’épandit sur son visage candide :
— Et mon grimpant ?...
Il réfléchit :
— Il a p’t’être chu à terre ; un pantalon, c’est pas toujours intelligent.
À quatre pattes, le pan de chemise voletant, il partit en exploration.
Ce fut en vain, partout il se buta au néant des vastes espoirs.
L’organe nasillard de Mme Cayon retentit soudain. L’oreille levée, François écouta, avec au fond du cœur un morne découragement.
”
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